La presse ouest-africaine de ce jeudi s’intéresse à une actualité dominée par les réformes juridiques au Sénégal, les dynamiques sécuritaires au Sahel, les initiatives sociales au Burkina Faso, le dialogue politique en Guinée et la résilience économique en Côte d’Ivoire, sur fond de préoccupations sécuritaires régionales.
Au Sénégal, l’actualité est marquée par la réaction de l’ancien ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr, à la procédure de mise en accusation le visant devant la Haute Cour de Justice dans le cadre de la gestion du fonds Force Covid-19. Selon Seneweb, l’ancien responsable affirme qu’aucune infraction financière ne lui a été imputée par le rapport de la Cour des comptes et se dit prêt à répondre dans le respect des institutions, appelant ses partisans au calme et à la sérénité.
Dans le même temps, la réforme du Code pénal adoptée en Conseil des ministres, modifiant l’article 319 relatif aux « actes contre nature », fait largement réagir. D’après Pressafrik, le texte vise à préciser la définition de ces actes, à durcir les peines et à inclure l’apologie ainsi que le financement dans les sanctions, dans un contexte marqué par des arrestations récentes impliquant des figures publiques et des pressions sociales réclamant la criminalisation de l’homosexualité.
Sur le front sécuritaire sahélien, Maliweb rapporte la tenue à Bamako d’une réunion du comité de pilotage de la Confédération des États du Sahel (AES), sous la présidence du Premier ministre Abdoulaye Maïga. Les autorités maliennes ont insisté sur le caractère irréversible de l’organisation, pilotée notamment par les dirigeants du Burkina Faso, du Mali et du Niger, et sur l’élaboration d’une feuille de route structurée autour des piliers défense, diplomatie et développement pour la deuxième année de mise en œuvre.
Dans cette même logique de refondation institutionnelle, le Niger poursuit la réforme de son appareil judiciaire. Selon ANP, le ministre de la Justice Alio Daouda a entamé une série de visites dans les juridictions de Niamey afin d’évaluer le fonctionnement des services, rappeler les exigences éthiques et identifier les dysfonctionnements à corriger pour améliorer la qualité du service public de la justice.
Au Burkina Faso, la presse met en avant des mesures sociales visant à soutenir le pouvoir d’achat des populations. Sidwaya indique que le gouvernement a lancé une opération spéciale de vente de produits de grande consommation à prix réglementés via la société Faso Yaar, avec l’ouverture progressive de points de vente dans plusieurs localités pour accompagner la période de jeûne et renforcer la disponibilité des denrées essentielles.
En Guinée, le climat politique semble s’orienter vers l’apaisement. Africaguinee rapporte que le Premier ministre Amadou Oury Bah a engagé un dialogue avec les candidats à l’élection présidentielle de décembre 2025, une initiative saluée par plusieurs acteurs politiques qui promettent de formuler des propositions concrètes pour consolider la stabilité et traiter les questions sensibles.
Sur le plan économique, la Côte d’Ivoire affiche des performances solides dans le secteur des télécommunications. Selon Abidjan.net, le groupe Orange Côte d’Ivoire a enregistré en 2025 une croissance de plus de 10 %, portée par des investissements importants dans les infrastructures numériques, l’extension du réseau et l’inclusion digitale dans ses pays d’implantation.
Enfin, la question sécuritaire reste une préoccupation majeure dans la sous-région. D’après Pulse Ghana, le président ghanéen John Dramani Mahama s’est rendu au chevet de survivants d’une attaque terroriste survenue au Burkina Faso, tout en annonçant de nouvelles mesures de vigilance pour les déplacements dans les zones à risque, après la mort de plusieurs ressortissants ghanéens.
Sf/APA







