Ce vendredi 17 octobre, les pays de la région continuent de naviguer entre crises économiques, sécuritaires et politiques, tandis que la justice et les institutions nationales et internationales tentent de préserver ordre et transparence, d’après ce que rapporte la presse.
Au Sénégal, la relation entre le Fonds monétaire international (FMI) et le régime issu de Pastef reste faite de contradictions et de dépendance. Selon Seneweb, après des critiques initiales sur le report par le FMI d’une dérogation permettant l’accès à de nouvelles liquidités, la mission officielle conduite à Washington par le ministre des Finances a reçu des signaux rassurants de Kristalina Georgieva, directrice générale du FMI, qui a reconnu la transparence du nouveau gouvernement face à la dette cachée héritée de l’ancien régime. Une mission du Fonds est attendue à Dakar pour finaliser un programme de coopération, illustrant l’oscillation permanente entre défiance et nécessité de collaboration.
Au Mali, la crise du carburant a suscité panique et interrogations dans la population de Bamako, suite aux attaques terroristes ayant ciblé les camions citernes transportant l’essence depuis les pays côtiers. Maliweb indique que les autorités maliennes ont rapidement réagi, sécurisant la liaison Bamako-Abidjan et assurant un ravitaillement d’urgence, bien que des pénuries sporadiques persistent (Maliweb). Par ailleurs, le 19e Bataillon d’intervention rapide a mené avec succès une opération d’escorte de plus d’une centaine de véhicules sur l’axe Bogandé-Manni, neutralisant des engins explosifs et garantissant la sécurité des convois.
Au Niger, le développement du numérique dans les grandes villes, notamment pour les services de livraison et les transferts d’argent, interroge sur la fiabilité et la sécurité des transactions. L’Agence nigerienne de presse (ANP) rapporte que les opérateurs du secteur rassurent les clients sur la sûreté de leurs services, encadrés par l’ARCEP, tout en soulignant l’importance de formaliser les activités postales souvent opérées dans l’informel (ANP).
En Guinée, le juriste Dr Alhassane Makanéra Kaké a analysé, pour Africaguinée, la demande du général Sékouba Konaté d’un face-à-face avec le capitaine Moussa Dadis Camara devant la Cour pénale internationale dans le cadre du dossier du 28 septembre 2009. Selon lui, seul un fait nouveau, non pris en compte lors du jugement initial, pourrait justifier une révision du procès par le tribunal guinéen ou par la CPI, soulignant l’importance d’une procédure rigoureuse et des preuves concrètes.
En Côte d’Ivoire, fait savoir Abidjan.net, le procureur de la République, Koné Braman Oumar, a annoncé l’interpellation d’environ 700 personnes après la marche interdite du Front Commun PDCI-PPA-CI du 11 octobre, appelant les jeunes à la responsabilité et avertissant que le parquet « aura la main lourde » lors des réquisitions.
Au Bénin, la Commission électorale nationale autonome (CENA) a publié la liste officielle des cinq duos de candidats pour la présidentielle d’avril 2026, confirmant la compétition pour la succession de Patrice Talon et rappelant l’examen des candidatures dans un délai légal de huit jours, rapporte Banouto.
Au Nigéria, la controverse autour de la grâce présidentielle accordée par le président Bola Tinubu se poursuit. Selon Punch, Plusieurs noms de condamnés pour crimes violents et délits graves sont remis en cause, les agences de sécurité et anti-corruption cherchant à garantir que seules les personnes dûment qualifiées bénéficient de la clémence présidentielle.
Enfin, au Ghana, un différend juridique oppose Akosua Serwaa, épouse légale de l’icône du highlife Daddy Lumba, à la famille du défunt sur le retrait de son corps de la maison funéraire. Punch rapporte que le tribunal a ajourné l’affaire au 28 octobre, rappelant que toute action prématurée violerait les procédures judiciaires en cours.
Sf/APA







