Le ministère nigérien de la Défense a annoncé avoir déjoué une attaque contre l’aéroport de Niamey, revendiquée par le JNIM, dans un communiqué officiel lu à la télévision nationale et faisant état de 13 morts et d’accusations directes visant la France.
Le ministère de la Défense du gouvernement de refondation du Niger a annoncé jeudi avoir déjoué une attaque contre l’aéroport international Diori Hamani de Niamey, survenue aux environs de 6 heures du matin et revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM).
Dans un communiqué officiel lu à la télévision nationale, les autorités affirment que « des mercenaires armés à la solde de la France d’Emmanuel Macron », dont certains munis de ceintures explosives et circulant à bord de véhicules de transport urbain, notamment des taxis, ont tenté une incursion dans l’aérogare.
Le texte insiste sur la réaction rapide des forces de défense et de sécurité, qui ont permis de neutraliser les assaillants avant qu’ils n’atteignent l’infrastructure.
Le bilan provisoire communiqué par Niamey fait état de 13 morts côté « amis », dont 11 membres des forces de défense et de sécurité et 2 civils, ainsi que 4 blessés. Côté assaillants, 22 personnes ont été neutralisées et une vingtaine de suspects interpellés, selon la même source.
Les autorités indiquent également la saisie d’un important arsenal comprenant notamment des fusils AK-47, des lance-roquettes RPG-7, des mitrailleuses M80, des grenades, des munitions, des moyens de communication et plusieurs véhicules, dont deux taxis et une fourgonnette.
Une opération de ratissage est toujours en cours dans la zone afin de neutraliser d’éventuels éléments résiduels.
Le gouvernement de refondation assure que l’aéroport international Diori Hamani est « totalement sécurisé » et demeure ouvert au trafic aérien. Il salue le professionnalisme des forces engagées, présente ses condoléances aux familles des victimes et appelle la population à signaler tout comportement suspect.
Dans son communiqué, le ministre d’État à la Défense, le général Salifou Mody, a également remercié la population pour son soutien et félicité les forces de sécurité pour leur intervention, affirmant que la situation est désormais maîtrisée.
L’attaque a été revendiquée par le JNIM, groupe affilié à Al-Qaïda, actif dans plusieurs zones du Sahel.
Dans un communiqué publié jeudi, le gouvernement béninois a condamné avec « la plus grande fermeté » l’attaque, exprimant sa solidarité au peuple nigérien et aux autorités de transition. Cotonou dit avoir appris les événements « avec émotion » et dénonce une « agression » contre une infrastructure civile stratégique, réaffirmant les liens de fraternité entre les deux pays et son engagement à soutenir la lutte contre le terrorisme dans la sous-région.
AC/APA






