Le tirage du Mondial 2026 dévoile déjà tensions, promesses et ambitions nouvelles, notamment pour l’Afrique prête à bousculer la hiérarchie.
Sous les lumières scintillantes de la salle de tirage du Mondial 2026, l’atmosphère oscillait entre tension et excitation. Les noms défilent sur l’écran, les caméras se braquent, les mains se crispent…Le Mondial 2026, premier à 48 équipes de l’histoire, commence déjà à écrire son récit avant même le premier coup de sifflet. À travers les groupes déjà constitués, un parfum de rivalités retrouvées, de styles opposés et de promesses africaines s’échappe comme une brise de compétition.
Groupe A – Le Mexique en chef d’orchestre, la Corée du Sud en métronome
Lorsque le nom du Mexique est apparu, les applaudissements ont trahi l’émotion particulière d’un pays hôte. Portée par la ferveur populaire, la sélection aztèque s’avance avec un costume d’autorité. Mais face à elle, la Corée du Sud, rigoureuse et tranchante, incarne cette Asie qui ne craint plus personne.
L’Afrique du Sud, en embuscade, apporte une touche imprévisible, capable d’étirer les certitudes d’un groupe plus ouvert qu’il n’y paraît.
Groupe B – Le Canada chez lui, la Suisse en vieux routier
Le Canada, sur ses terres, vit une transformation footballistique. L’euphorie du public sera un douzième homme, mais le réalisme de la Suisse, habituée à naviguer dans les eaux agitées des grands tournois, plane comme une ombre constante.
Au milieu, le Qatar, champion d’Asie 2023, avance sans briller mais avec l’envie de se faire respecter sur la scène mondiale.
Groupe C – Brésil, Maroc, Écosse, Haïti : le groupe qui respire le football
S’il y a un groupe qui captive déjà les regards, c’est bien celui-ci. Un Brésil, même en transition, reste un Brésil : une constellation de talents, un hymne au football offensif. Face à lui, le Maroc, devenu en 2022 une référence mondiale et un symbole continental. Sa solidité, sa maîtrise et sa maturité en font une menace sérieuse, une équipe qui ne s’excuse plus d’exister au sommet. L’Écosse, au courage inépuisable, amène une teinte de football rugueux, généreux, à l’image de son ADN. Haïti, enfin, apporte fraîcheur, vitesse et passion, avec cette flamme caribéenne qui enflamme toujours les stades.
Ici, les styles s’entrechoquent. Les ambitions aussi.
Groupe D – Les États-Unis dans leur élément, deux adversaires qui n’ont rien à perdre
Devant leur public, les États-Unis alignent une génération la plus brillante de leur histoire récente. Mais le groupe ne leur offre aucun répit. Le Paraguay, dur au mal, méthodique et coriace, conserve cette aura sud-américaine des équipes qui ne lâchent rien. L’Australie, fidèle à sa réputation de combattante, transforme chaque duel en défi physique.
Dans ce groupe, la hiérarchie pourrait tenir… à un hors-jeu ou à un corner mal défendu.
Groupe E – L’Allemagne en reconstruction face à une Afrique conquérante
L’Allemagne ne survole plus les débats comme auparavant, mais son savoir-faire reste intact. Ce tirage lui offre cependant un vrai test continental. La Côte d’Ivoire, championne d’Afrique, progresse vite, très vite. Technique, puissante, dynamique, elle apparaît comme une menace crédible, presque naturelle. L’Équateur, toujours difficile à manœuvrer, amène cette énergie sud-américaine qui fatigue les défenses. Curaçao, volontaire, s’accroche au rêve, conscient que chaque minute jouée sera un apprentissage précieux.
Un groupe à haute intensité où l’Afrique peut rêver grand.
Groupe L – L’Angleterre et la Croatie face à un Ghana ambitieux
Lorsque les noms sont tombés, on a senti une pointe d’électricité dans la salle. L’Angleterre, riche de talents, s’avance encore une fois comme prétendante assumée. La Croatie, insubmersible malgré le vieillissement de sa génération dorée, survit et se réinvente dans chaque tournoi. Puis apparaît le Ghana, jeunesse bouillonnante, puissance brute, football instinctif : l’équipe africaine capable de renverser les bookmakers en un match. Panama, discipliné, abordera chaque rencontre comme une finale.
Dans ce groupe, les cartes ne sont pas entièrement distribuées.
Un tirage qui sourit à l’Afrique
Dans les travées du centre de conférences, une certitude flotte dans l’air : l’Afrique abordera ce Mondial avec des ambitions inédites.
Les équipes du Maroc, Sénégal, Côte d’Ivoire, Ghana — trouvent des groupes où elles peuvent sérieusement envisager un passage au second tour, voire davantage.
La tendance n’est plus à l’exploit isolé : elle est à l’installation durable au sommet.
Et maintenant ? Le football commence avant le football
Sur les visages des sélectionneurs, on lisait déjà les projections tactiques. Sur ceux des supporters, l’espoir d’un été historique.
Le Mondial 2026 n’a pas encore commencé, mais il a déjà une couleur : celle de la diversité des styles, des promesses africaines et d’un tournoi hôte qui se rêve monumental.
AK/ac/Sf/APA






