Le Premier ministre et ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, général Abdoulaye Maïga, a inauguré ce lundi à Bamako la première session de la Commission nationale chargée de valider les manuels de procédures administratives, opérationnelles, financières et comptables au sein des services et organismes publics. La cérémonie s’est déroulée dans les locaux du Contrôle général des services publics.
Quatorze projets de manuels sont soumis à l’examen de la commission de validation des manuels de procédures, en présence du Premier ministre malien. Le Contrôleur général des services publics, Badra Alou Coulibaly, a souligné que leur adoption est un gage de transparence et de crédibilité pour l’administration. Le Premier ministre a affirmé que le renforcement du contrôle interne s’inscrit en parfaite cohérence avec les priorités posées par la Lettre de cadrage du Président de la Transition, le général Assimi Goïta, parmi lesquelles figurent la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre du plan d’action gouvernemental pour 2025–2026, adopté par le Conseil national de transition, et porte une ambition forte d’uniformisation des pratiques administratives et financières dans le secteur public.
Par ailleurs, le Mali est signataire de conventions internationales majeures dédiées à la prévention de la corruption, comme la Convention des Nations Unies contre la corruption, ratifiée en avril 2008, ainsi que la convention de l’Union africaine sur la corruption et le protocole de la Cédéao sur la lutte contre la corruption . L’élaboration de manuels de procédures correspond ainsi à l’exigence de formalisation des cadres de contrôle recommandée par ces textes.
Par ailleurs, les bailleurs internationaux tels que la Banque mondiale et le FMI suivent de près la rigueur des pratiques de gestion des finances publiques, dont l’exercice de transparence est une condition fréquente pour le soutien financier. Enfin, ce type de réforme cadre avec des dynamiques de gouvernance administrative observées dans plusieurs pays membres de l’UEMOA, visant à harmoniser les standards budgétaires, financiers et de performance, notamment à travers des cadres légaux inspirés de la Loi organique relative aux Lois de finances (LOLF), et des directives communautaires.
MD/ac/Sf/APA







