Le gouvernement malien et les Nations unies ont validé, le 13 novembre 2025 à Bamako, dix projets destinés à renforcer la participation des femmes à la prévention des conflits et aux réponses aux crises. Le financement, assuré par le Fonds des Femmes pour la Paix et l’Action Humanitaire, s’élève à environ 1,158 million de dollars.
Réunis sous la coprésidence du ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop, du ministre de la Réconciliation Ismaël Wagué et du Coordonnateur résident par intérim des Nations unies, les membres du Comité national de pilotage des mécanismes d’investissement en consolidation de la paix ont passé en revue les initiatives soumises pour financement. La rencontre a également enregistré la participation de représentants du Canada, d’ONU-Femmes et d’organisations de la société civile.
Les dix projets retenus visent à renforcer les compétences des femmes dans plusieurs domaines clés : médiation communautaire, résolution des conflits, gestion des situations d’urgence, sensibilisation aux valeurs citoyennes et promotion de la cohésion sociale. Leur mise en œuvre s’inscrit dans les priorités nationales et dans l’agenda international sur les femmes, la paix et la sécurité. Le financement global d’environ 1,158 million de dollars — soit près de 650 millions de francs CFA — doit permettre un déploiement dans plusieurs régions du pays confrontées aux effets des violences armées et des déplacements internes.
Le Comité a salué les avancées enregistrées dans les initiatives précédemment soutenues et a insisté sur l’importance d’une coopération étroite entre l’État, les partenaires techniques et financiers, les organisations féminines et les communautés locales. Les participants ont mis en avant la nécessité d’un suivi-évaluation rigoureux afin de mesurer l’impact réel des projets dans les zones concernées.
Dans un contexte marqué par l’instabilité sécuritaire, les contraintes humanitaires et les tensions intercommunautaires, les autorités maliennes et leurs partenaires estiment que la participation accrue des femmes aux mécanismes de prévention et de gestion des crises constitue un levier essentiel de stabilisation. Le Comité a appelé à une mise en œuvre inclusive et coordonnée, tout en rappelant que la réussite de ces initiatives dépendra de l’implication des acteurs locaux et de l’adhésion des communautés.
MD/ac/APA







