La capitale libyenne a accueilli lundi la clôture de la Conférence sur l’environnement et l’humanité, organisée par la Fondation caritative Taher Al-Zawi.
Placée sous le thème « L’environnement au cœur des politiques publiques : une responsabilité partagée », la conférence organisée à Tripoli visait à sensibiliser décideurs, universitaires et forces de sécurité à l’urgence environnementale dans un pays fragilisé par des années de conflit.
Selon l’agence libyenne WAL, la conférence a réuni une diversité d’acteurs, allant du directeur du département de planification et de suivi de l’état-major général à des représentants du département d’orientation morale de l’armée, ainsi que des officiers de plusieurs unités militaires. Des chercheurs, universitaires et responsables du ministère de l’Environnement et de la police agricole étaient également présents. Cette pluralité illustre la volonté de placer la question environnementale au cœur des politiques publiques, en mobilisant aussi bien les institutions civiles que militaires.
Les travaux se sont ouverts sur un diagnostic des principales menaces environnementales, en particulier celles liées à l’alimentation et à l’accès à l’eau, deux problématiques critiques en Libye où les infrastructures restent fragiles. Plusieurs communications ont insisté sur la nécessité de renforcer les mécanismes juridiques et de gouvernance pour garantir la protection des ressources naturelles.
Les chercheurs ont présenté des documents de travail détaillés sur le développement durable, abordant aussi bien les dimensions techniques que réglementaires. Les discussions ont été ponctuées de dialogues et d’explications, afin de proposer des pistes concrètes d’intégration de la dimension écologique dans les projets nationaux.
Pour les organisateurs, cette conférence marque une étape vers une prise en compte plus sérieuse de l’environnement dans un pays où les priorités sécuritaires et politiques ont souvent relégué les questions écologiques au second plan.
La Fondation Taher Al-Zawi a insisté sur la nécessité d’impliquer toutes les parties prenantes, des institutions étatiques aux acteurs sociaux, afin de construire une vision commune du développement durable.
Dans un contexte de fragilité institutionnelle et de tensions persistantes, cette initiative entend rappeler que la sécurité environnementale est indissociable de la stabilité politique et sociale de la Libye.
MK/ac/Sf/APA







