Par rapport à un total de 383 victimes en 2024, les huit premiers mois de 2025 ne montrent aucune amélioration avec 265 travailleurs humanitaires déjà tués au 14 août selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA).
Un nombre sans précédent de 383 travailleurs humanitaires ont perdu la vie dans les zones de conflit en 2024, dont près de la moitié à Gaza, a annoncé mardi le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) lors de la Journée mondiale de l’aide humanitaire.
Ce bilan record constitue « un signal d’alarme » sur la nécessité de protéger les civils dans les conflits, selon l’OCHA. Les huit premiers mois de 2025 ne montrent aucune amélioration avec 265 travailleurs humanitaires déjà tués au 14 août.
Les territoires palestiniens ont enregistré le plus grand nombre d’attaques majeures en 2024 avec 194 incidents, suivis du Soudan (64), du Soudan du Sud (47), du Nigéria (31) et du Congo (27). Plus de 180 travailleurs humanitaires ont été tués à Gaza.
Le directeur de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA, sigle anglais), Philippe Lazzarini, a précisé qu’environ 360 membres de son personnel ont été tués à Gaza, dont plusieurs dans l’exercice de leurs fonctions, et qu’une cinquantaine ont été arrêtés ou détenus.
Une violence en hausse mondiale
Au total, 599 attaques majeures ont visé des travailleurs humanitaires en 2024, contre 420 en 2023. Ces attaques ont également fait 308 blessés, 125 kidnappés et 45 détenus.
Parmi les autres pays les plus touchés par les meurtres d’humanitaires : le Soudan (60 morts, soit plus du double qu’en 2023), le Liban (20 morts contre zéro en 2023), l’Éthiopie et la Syrie (14 chacune), et l’Ukraine (13).
« Des attaques d’une telle ampleur, avec une absence totale de reddition des comptes, illustrent de manière accablante l’inaction et l’indifférence internationales », a déclaré Tom Fletcher, Secrétaire général adjoint de l’ONU chargé des affaires humanitaires.
Le Secrétaire général António Guterres a réclamé des mesures concrètes pour protéger les travailleurs humanitaires et mettre fin à l’impunité. « Une attaque contre les humanitaires est une attaque contre l’humanité », a-t-il souligné.
De son côté, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a recensé 2 450 attaques contre les services de santé entre janvier 2024 et août 2025 dans 21 pays, faisant 2 060 morts et 2 395 blessés parmi le personnel médical et les patients.
ARD/ac/Sf/APA







