Tout en félicitation le Maroc pour ses « efforts inlassables » en vue d’une paix concertée, réunis entre Rabat et Bouznika, la Chambre des représentants et le Haut Conseil d’État lybiens poursuivent les réunions conjointes pour promouvoir la réconciliation nationale.
Sur la côte atlantique du Maroc, à Bouznika, entre Rabat et Casablanca, une nouvelle étape majeure dans le dialogue intra-libyen s’est tenue, réunissant des représentants de la Chambre des représentants et du Haut Conseil d’État libyens. Ces pourparlers, facilités par le Royaume du Maroc, visent à trouver une solution durable à la crise qui secoue la Libye depuis plusieurs années.
Dans une déclaration conjointe publiée le jeudi 19 décembre, les deux institutions libyennes ont exprimé leur profonde gratitude au Maroc pour ses « efforts inlassables » en faveur de la paix et de la stabilité en Libye. « Nous réitérons nos chaleureux remerciements et notre immense gratitude au Royaume du Maroc, au Roi, au gouvernement et au peuple pour l’hospitalité, l’accueil chaleureux et le grand soutien apporté au peuple libyen », souligne le texte.
La réunion à Bouznika a rassemblé 120 participants, témoignant de la volonté des factions libyennes de donner un nouvel élan au processus politique. L’objectif principal : poser les bases d’élections législatives et présidentielles libres et transparentes. Ces pourparlers s’inscrivent dans la continuité des efforts déployés par le Maroc depuis les rencontres de Skhirat en 2015, qui avaient conduit à l’Accord de Skhirat, prévoyant la formation d’un Conseil présidentiel et la mise en place de mécanismes d’unification des institutions.
Le communiqué final a mis l’accent sur l’importance de la réconciliation nationale et de la concertation entre factions. Les deux parties ont convenu de continuer à se réunir pour établir une feuille de route commune visant à résoudre pacifiquement la crise. Elles ont également souligné la nécessité de favoriser la transparence, la responsabilité et le respect des compétences dans les processus de nomination et de gouvernance.
Un processus électoral au cœur de la solution
Les participants se sont engagés à organiser des élections basées sur les lois dites « 6+6 », adoptées par les institutions officielles et reconnues par les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. Ces lois constituent un cadre légal essentiel pour assurer la crédibilité et la transparence du processus électoral, qui est perçu comme la voie incontournable vers une stabilisation durable.
Lors d’une conférence de presse tenue le mercredi précédent, le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a réaffirmé l’engagement ferme du Maroc à soutenir le dialogue inter-libyen. « Nous estimons que les dialogues libyens ne peuvent réussir qu’en l’absence d’interventions étrangères », a-t-il déclaré, tout en appelant les acteurs régionaux et les puissances mondiales à respecter la volonté du peuple libyen.
Le Maroc continue de jouer un rôle déterminant dans ce processus, en mettant à profit sa position de neutralité et son expertise diplomatique. En accueillant ces pourparlers, il démontre une volonté sincère de contribuer à la paix et à la stabilité dans une région en proie à des tensions complexes.
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