Kuami Gameli Lodonou a été élu président de la Cour de justice de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), à l’issue d’une assemblée intérieure élective tenue le 3 février 2026. Son installation officielle est prévue le 11 février à Ouagadougou pour un mandat de trois ans.
Nouveau président de la Cour de justice de l’Uemoa, Kuami Gameli Lodonou succède au magistrat sénégalais Mahawa Sémou Diouf, arrivé au terme de son mandat après trois années à la tête de la juridiction communautaire.
Magistrat hors hiérarchie, né en 1958, Kuami Gameli Lodonou est membre de la Cour de justice de l’Uemoa depuis février 2021, à la suite d’un acte additionnel de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union. Au sein de l’institution, il a exercé les fonctions d’avocat général.
Avant son entrée à la Cour, il occupait le poste de secrétaire exécutif de la Commission nationale Ohada au Togo, contribuant au renforcement du cadre juridique des affaires et à la promotion de l’harmonisation du droit dans l’espace communautaire.
Diplômé de l’École nationale de la magistrature de Paris, il est également titulaire d’une maîtrise en droit des affaires obtenue à l’Université de Lomé. Il a par ailleurs exercé plusieurs responsabilités au sein de l’appareil judiciaire togolais, notamment à la Cour suprême.
Institution créée par le Traité modifié de l’Uemoa, la Cour de justice veille à l’application et à l’interprétation du droit communautaire dans les huit États membres de l’Union. Elle est compétente pour trancher les différends entre les États membres, ainsi qu’entre l’Union et ses agents.
À la tête de la juridiction, Kuami Gameli Lodonou aura pour mission de garantir la cohérence juridique et le respect des engagements communautaires, notamment en cas de manquement des États à leurs obligations.
Il prend ses fonctions dans un contexte marqué par des défis politiques et économiques au sein de l’espace communautaire, où le renforcement de l’État de droit et la consolidation du cadre juridique régional demeurent des leviers essentiels pour l’intégration ouest-africaine.
RNK/Sf/APA







