Le gouvernement zimbabwéen a mis en garde les citoyens contre toute participation aux manifestations non autorisées prévues le 31 juillet pour protester contre une révision constitutionnelle ayant prolongé de deux ans le mandat du président Emmerson Mnangagwa.
Le ministre Zimbabwéen de l’Intérieur et du Patrimoine culturel, Kazembe Kazembe, a déclaré que les forces de sécurité étaient prêtes à préserver la paix et l’ordre public, s’agissant des manifestations annoncées pour le 31 juillet. Il a averti que toute activité illégale liée aux appels à une paralysie nationale, largement relayés sur les réseaux sociaux, serait traitée conformément à la loi.
« Chacun est libre d’exprimer ce qu’il souhaite sur les réseaux sociaux. Toutefois, je peux assurer que le Zimbabwe est un pays paisible et que la paix ainsi que la tranquillité prévaudront le 31 juillet », a affirmé le ministre.
Kazembe Kazembe a souligné que le Zimbabwe est régi par des mécanismes constitutionnels et que les revendications doivent être portées par les voies légales plutôt que par des manifestations n’ayant pas reçu l’autorisation requise.
Il a réitéré que les citoyens demeurent libres d’exprimer leurs opinions, tout en précisant que les autorités interviendraient contre tout comportement susceptible de menacer la sécurité publique ou l’ordre constitutionnel.
Les appels à manifester ont émergé à la suite de l’entrée en vigueur récente de la Loi n° 3 portant révision de la Constitution du Zimbabwe. Ce texte prolonge la durée du mandat présidentiel et, selon le gouvernement, a été adopté à l’issue de consultations publiques et dans le respect de l’ensemble des procédures légales prévues.
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