Le gouvernement burkinabè a annoncé dimanche que les travaux de construction du barrage de Tougouya-koko, dans la province du Zondoma (nord), avaient dépassé 80% d’exécution, après la reprise du chantier par une structure publique en avril.
Le ministre d’État burkinabé chargé de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, s’est rendu vendredi à Tougouya-koko, dans la commune de Bassi, pour constater l’état d’avancement du barrage estimé à 80% d’achèvement, selon les informations communiquées par son département.
D’une capacité de 15 millions 567 987 mètres cubes, le barrage doit notamment soutenir les activités agricoles, maraîchères et pastorales, ainsi que l’approvisionnement en eau potable des populations.
Le chantier avait initialement été confié à une entreprise privée, mais celle-ci n’avait réalisé que 53% des travaux après avoir consommé 132% du délai contractuel, selon le ministère. Après plusieurs mises en demeure restées sans suite, le contrat a été résilié.
L’Office national des barrages et des aménagements hydro-agricoles (ONBAH) a repris le chantier le 1er avril 2026. Depuis cette reprise, le taux d’exécution physique a dépassé 80%, contre 53% auparavant, selon les autorités.
« L’ouvrage pourra être mis en eau dès la prochaine campagne », a indiqué le ministère, sans préciser de date exacte de mise en service.
Au-delà de son rôle dans le développement des productions agricoles et pastorales, le barrage doit contribuer à l’alimentation de Ouahigouya, principale ville du nord du Burkina Faso, en eau potable. Le projet prévoit le prélèvement, le traitement et le refoulement de l’eau du barrage vers la ville.
Lors de sa visite, M. Sombié a salué la rapidité d’exécution enregistrée depuis la reprise du chantier par l’ONBAH et estimé que les résultats témoignaient, selon lui, des capacités des structures publiques et de l’expertise nationale à conduire des infrastructures de grande ampleur.
Le ministre a également réaffirmé la priorité accordée par les autorités à l’accès à l’eau potable, déclarant : « L’eau potable est un droit, pas un luxe. »
Le Burkina Faso, pays sahélien confronté à une forte variabilité des précipitations, cherche à développer ses infrastructures hydrauliques afin de soutenir l’agriculture et de renforcer l’accès des populations à l’eau.
HO/te/Sf/APA





