Confrontées à une recrudescence des attaques jihadistes, les Forces armées maliennes (FAMa) ont riposté à une embuscade attribuée au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) dans le centre du pays, tout en renforçant les mesures sécuritaires à l’ouest.
Alors que les attaques jihadistes se multiplient dans plusieurs régions du Mali, les Forces armées maliennes (FAMa) ont affirmé ce dimanche avoir « vigoureusement riposté » à une offensive contre leur poste de Wabaria, dans la région de Gao, assurant que la situation est désormais « sous contrôle ».
Selon l’état-major, plusieurs assaillants ont été neutralisés et du matériel a été saisi. Les opérations de ratissage se poursuivent sur le terrain, précise le communiqué parvenu à APA.
Cette annonce survient dans un climat de tensions sécuritaires croissantes : deux jours plus tôt, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, revendiquait une embuscade contre un convoi FAMa et leurs alliés russes à Tenenkou, dans le centre du pays. Dans ce cas également, l’armée avait confirmé l’attaque tout en maintenant que ses forces restaient engagées sur le terrain.
Le JNIM, par l’intermédiaire de son organe Az-Zallaqa, va plus loin aujourd’hui en affirmant avoir pris le contrôle de deux postes militaires maliens à Wabaria — une version directement contredite par les FAMa.
Ce nouvel affrontement illustre la guerre de récits à laquelle se livrent les deux camps, sur fond de pression jihadiste croissante : selon un récent rapport de l’ONU (S/2025/482), le JNIM intensifie ses opérations dans le pays et recourt à des moyens de plus en plus sophistiqués — drones, IED, actions coordonnées — tout en cherchant à s’implanter durablement dans plusieurs zones.
Face à cette menace multidirectionnelle, les autorités maliennes ont renforcé les mesures de sécurité, notamment à l’ouest, avec la prolongation du couvre-feu dans la région de Kayes jusqu’au 30 août, après une vague d’attaques coordonnées début juillet.
Entre l’est secoué par les assauts à Gao et Douentza, le centre touché à Mopti, et l’ouest sous couvre-feu, l’armée malienne reste sur tous les fronts — avec les armes comme dans la communication.
AC/Sf/APA





