Le Gabon réintègre pleinement les instances de l’Union africaine après une transition politique jugée exemplaire.
Le Président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a reçu mercredi à Addis-Abeba le ministre gabonais des Affaires étrangères, Régis Onanga Ndiaye, à l’occasion du retour officiel du Gabon au sein des instances décisionnelles de l’organisation continentale.
Cette rencontre intervient le jour même de la levée de la suspension du Gabon par le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA, décision qui consacre la fin de la transition politique entamée à Libreville à la suite du coup d’État militaire du 30 août 2023.
Dans une déclaration à l’issue de l’entretien, le Président de la Commission a salué « la transition pacifique du Gabon vers l’ordre constitutionnel », mettant en exergue la tenue d’un référendum national, le caractère inclusif du dialogue politique et l’organisation d’élections jugées « crédibles » par les observateurs de l’Union africaine.
Mahmoud Ali Youssouf a réaffirmé « le rôle vital du Gabon dans la gouvernance continentale et au sein des institutions de l’UA », tout en exprimant l’espoir que cette transition réussie puisse « inspirer des processus similaires en Afrique ».
De son côté, le ministre Régis Onanga Ndiaye a exprimé « la gratitude du gouvernement gabonais pour l’accompagnement constant de l’UA tout au long du processus de transition », et a transmis une invitation officielle du président Brice Clotaire Oligui Nguema au Président de la Commission pour assister à la cérémonie d’investiture prévue à Libreville le 3 mai 2025. Une invitation « chaleureusement acceptée », selon un communiqué publié par la Commission.
La normalisation des relations entre l’UA et Libreville intervient près de deux ans après la chute d’Ali Bongo Ondimba, mettant un terme à plus de cinquante ans de pouvoir exercé par la famille Bongo au Gabon.
AC/Sf/APA






