L’Organisation mondiale de la santé (OMS) appuie le gouvernement éthiopien dans la numérisation et la modernisation de ses systèmes d’urgence de santé publique, afin d’améliorer la prise de décision et la coordination des réponses face aux crises sanitaires.
En collaboration avec l’Institut éthiopien de santé publique (EPHI), l’OMS a contribué à la mise en place de trois plateformes numériques interconnectées : le système de gestion électronique des urgences de santé publique (ePHEM), le système d’information sanitaire de district (DHIS2) et le système de renseignement épidémique à partir de sources ouvertes (EIOS). Ensemble, ces outils créent un écosystème intégré pour la collecte, la surveillance et l’analyse des données en temps réel.
Le système ePHEM, déjà opérationnel au niveau national, facilite la gestion des alertes, la coordination des incidents et le suivi des ressources. Il a été utilisé lors de récentes interventions, notamment durant l’épidémie de variole. En 2025, cinq sessions ont permis de former 320 utilisateurs et 70 agents régionaux dans la région d’Amhara, en prélude à une extension du dispositif à l’ensemble du pays.
Parallèlement, la plateforme DHIS2 couvre désormais 72 % des districts éthiopiens et permet une meilleure gestion des données sanitaires. Plus de 2 975 agents ont été formés à son utilisation, renforçant la capacité du pays à collecter et à analyser des données en temps réel. La surveillance de la mortalité y est désormais intégrée, ce qui améliore la détection précoce des anomalies sanitaires.
L’OMS soutient également le déploiement du système EIOS, qui recueille et analyse des informations issues de sources publiques en ligne pour détecter rapidement les menaces émergentes.
Selon l’OMS, ces innovations numériques renforcent la résilience du système de santé éthiopien et permettent une réponse d’urgence plus rapide et coordonnée.
L’Éthiopie fait face à de nombreux défis sanitaires, liés notamment aux épidémies récurrentes, aux déplacements de population et aux catastrophes naturelles. Cette transformation numérique s’inscrit dans la stratégie nationale visant à moderniser les infrastructures de santé publique et à améliorer la sécurité sanitaire du pays à long terme.
RNK/ac/Sf/APA





