Deux soldats du contingent ghanéen de la mission de l’ONU au Liban ont été grièvement blessés après que leur position a été visée par des missiles dans un contexte d’escalade entre Israël et le Hezbollah.
La position d’un bataillon des Forces armées ghanéennes déployé au sein de la mission de paix de l’ONU au Liban a été frappée vendredi par deux missiles dans le sud du pays, faisant deux blessés graves parmi les soldats ghanéens, selon un communiqué parvenu à APA.
L’attaque a visé le quartier général du contingent ghanéen intégré à la United Nations Interim Force in Lebanon (UNIFIL) entre 17h45 et 17h52, heure locale. Outre les deux militaires grièvement blessés, un troisième soldat a subi un traumatisme.
Le mess des officiers a également été touché et entièrement détruit par l’incendie provoqué par l’impact des missiles. Les blessés ont été pris en charge dans un bunker médical avant leur évacuation vers l’hôpital de référence de la mission onusienne.
Dans son communiqué, l’armée ghanéenne a assuré que les troupes restent en sécurité dans des bunkers souterrains malgré la fragilité de la situation.
L’incident intervient dans un contexte d’escalade régionale liée à la guerre opposant l’Iran à Israel, dans laquelle les États-Unis soutiennent militairement l’État hébreu.
Au Liban, le mouvement chiite Hezbollah, allié de Téhéran, a tiré roquettes et drones vers le nord d’Israël début mars, affirmant agir en représailles aux attaques contre l’Iran.
L’armée israélienne a répondu par des frappes aériennes et des opérations terrestres dans le sud du Liban, entraînant des combats intenses près de la frontière et le déplacement de dizaines de milliers de civils.
Dans ce contexte d’affrontements croisés, la mission de l’ONU au Liban, déployée depuis 1978 pour surveiller la cessation des hostilités le long de la « Ligne bleue », se retrouve exposée aux risques liés aux opérations militaires menées par les différentes parties.
AC/Sf/APA







