À quelques heures de la grande finale de la CAN féminine entre le Maroc, pays hôte, et le Nigéria, le football africain féminin atteint un sommet inédit. Tandis que le Ghana affronte l’Afrique du Sud ce vendredi à Casablanca pour la médaille de bronze, l’attention se tourne déjà vers le choc de samedi à Rabat, où tactique, technologie et intelligence collective seront à nouveau au cœur du jeu.
« Nous avons franchi un cap. La technologie, l’analyse vidéo et la communication entre bancs et analystes ont transformé notre manière de jouer », a déclaré l’Ivoirienne Clémentine Touré sur CAF Online. L’édition 2024 a marqué une avancée majeure dans l’approche tactique. Le groupe d’étude technique, composé de figures comme Clémentine Touré, la Marocaine Lamia Boumehdi ou la Sud-africaine Shilene Booysen, a observé une « professionnalisation inédite ».
Les analystes positionnés en tribunes transmettent désormais des données en temps réel aux bancs. « C’est une révolution silencieuse, mais décisive », insiste Shilene Booysen. Cette stratégie a notamment permis au Nigéria de neutraliser la Zambie.
« Les joueuses appliquent des consignes précises, les remplaçantes ont un impact fort, et les binationales apportent une valeur ajoutée », a souligné Jacqueline Shipanga de la Namibie. La Ligue des champions féminine, remportée par le TP Mazembe, a aussi été un levier de montée en puissance.
Samedi 26 juillet, la finale de la CAN féminine opposera le Nigéria, neuf fois champion d’Afrique, au Maroc, pays hôte, mené par sa capitaine Ghizlane Chebbak. Ce duel très attendu aura lieu au Stade Olympique de Rabat. Le Nigéria visera un dixième sacre historique, tandis que le Maroc espère décrocher son premier titre continental à domicile, porté par une génération prometteuse.
« Cette CAN est celle de la maturité. Nous courons désormais à la même vitesse que les autres continents », a déclaré Clémentine Touré, (Côte d’Ivoire, lauréate de la CAN féminine 2008 avec la Guinée équatoriale) et membre du groupe d’étude technique de la CAF.
La finale s’annonce comme l’aboutissement d’une révolution tactique et technologique dans le football féminin africain, où l’intelligence collective, les données et la précision analytique redéfinissent désormais la performance sur le terrain.
SS/ac/Sf/APA





