L’ancien président ivoirien et leader du PPA-CI, Laurent Gbagbo, a publié une déclaration majeure dans laquelle il propose un nouveau contrat social à la nation, fustigeant la gouvernance actuelle et le recul des acquis démocratiques.
Dans un réquisitoire direct, Laurent Gbagbo cible frontalement le pouvoir en place en Côte d’Ivoire, né selon lui d’un « quatrième mandat ». Il dresse un bilan sombre de la situation actuelle du pays, entre autres, les démolitions de maisons liées à une urbanisation jugée agressive.
Le président du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), Laurent Gbagbo, dénonce en outre l’explosion de la pauvreté en Côte d’Ivoire, le recul critique de la justice et les emprisonnements politiques d’opinions opposées.
L’ancien chef de l’État conteste vivement une croissance économique qui ne profiterait qu’à un « clan ». Il rappelle avoir lancé le mouvement citoyen « TROP C’EST TROP » pour dénoncer la vie chère, les déguerpissements forcés et le chômage de masse.
Les 7 piliers du Pacte social
Pour répondre aux urgences nationales, Laurent Gbagbo soumet un projet alternatif axé sur la dignité humaine. Il affirme que la Côte d’Ivoire ne doit plus se résumer à la seule ville d’Abidjan. Ce Pacte social repose sur sept engagements structurants.
Le premier pilier du Pacte social est le pouvoir d’achat. Il vise à défendre la finance des familles face à l’inflation. Le 2e portant sur la jeunesse, vise à offrir de vraies opportunités d’emploi aux jeunes. Le 3e pilier est axé sur les femmes et a pour objectif de promouvoir l’autonomie féminine et protéger le noyau familial.
Le leader du PPA-CI propose de restaurer la confiance judiciaire par une justice équitable, de garantir les libertés fondamentales de chaque citoyen, d’exiger un développement économique équilibré des régions et d’unir la nation grâce à une véritable réconciliation face aux crises passées.
Une ambition au-delà du fauteuil présidentiel
Revenant sur son parcours tumultueux, marqué par la crise de 2010-2011, ses années de détention internationale, Laurent Gbagbo insiste sur le sens profond de son engagement. Son retour au pays n’a pas pour unique but la conquête du palais présidentiel. Face aux critiques sur son âge, l’ancien président clarifie son rôle historique actuel :
« À cette étape de ma vie, mon devoir n’est pas de préparer mon avenir, mais d’aider la Côte d’Ivoire à préparer le sien. Un homme passe, une génération passe, mais les valeurs doivent demeurer », affirme l’ancien président ivoirien.
Il conclut en appelant le peuple ivoirien à l’espérance collective. Après avoir conquis le multipartisme par le passé, il se dit convaincu de la victoire future pour la souveraineté, la démocratie et la prospérité partagée de son pays.
AP/Sf/APA







