Les parties engagées dans le processus de paix burundais signent, le 28 août 2000 à Arusha, en Tanzanie, l’Accord pour la paix et la réconciliation au Burundi, une étape majeure dans la recherche d’une sortie à la guerre civile qui secoue le pays depuis 1993.
Fruit de plusieurs années de négociations, le processus de paix burundais avait d’abord été placé sous la médiation de l’ancien président tanzanien Julius Nyerere, avant d’être repris par l’ancien président sud-africain Nelson Mandela après la disparition de ce dernier en 1999.
L’accord de paix fixe un cadre global pour la réconciliation nationale, la gouvernance démocratique, les arrangements institutionnels de transition, les questions de paix et de sécurité ainsi que la reconstruction du pays. Il constitue ainsi l’un des principaux fondements du processus politique appelé à sortir le Burundi de la crise.
La signature, intervenue à Arusha en présence de nombreux dirigeants et représentants de la communauté internationale, marque une avancée diplomatique majeure. Le Conseil de sécurité de l’ONU saluera par la suite cet accord tout en appelant les mouvements restés en dehors du processus à cesser les hostilités et à rejoindre les négociations.
L’accord ne met toutefois pas immédiatement fin au conflit. Plusieurs groupes armés demeurent alors en dehors du processus et de nouveaux accords de cessez-le-feu seront nécessaires au cours des années suivantes pour poursuivre la stabilisation du pays.
Le 28 août 2000 demeure ainsi une date majeure de l’histoire contemporaine du Burundi : la signature des Accords d’Arusha ouvre une étape décisive vers la réconciliation nationale et la reconstruction politique du pays.
Sf/APA







