Le Conseil d’administration du PNUD et du FNUAP a approuvé, mercredi 26 août à New York, les nouveaux programmes de coopération avec le Mali pour la période 2027-2031, pour une enveloppe indicative cumulée de 173,1 millions de dollars, dont près de 77 % devront provenir de cofinancements et d’autres ressources.
Le programme du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) est doté de 130,2 millions de dollars, tandis que celui du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP) prévoit 42,9 millions de dollars.
Sur l’enveloppe globale, 39,9 millions de dollars correspondent aux ressources ordinaires des deux agences. Les 133,2 millions restants devront être mobilisés auprès de partenaires et à travers d’autres mécanismes de financement.
Le représentant permanent du Mali auprès des Nations unies, Issa Konfourou, a appelé les partenaires internationaux à soutenir la mobilisation de ces ressources.
Le PNUD mise sur la résilience et la gouvernance
Le programme du PNUD s’articule autour de deux priorités. Près de 47,9 millions de dollars seront consacrés à la transformation économique, au développement des chaînes de valeur, aux énergies renouvelables et au renforcement de la résilience climatique.
Une enveloppe de 82,3 millions de dollars ciblera la gouvernance, la modernisation des services publics, l’accès à la justice, la cohésion sociale et la consolidation de la paix.
Le programme ambitionne notamment de réduire le taux national de pauvreté de 43,3 % en 2024 à 37,35 % en 2031. Il vise également à augmenter la part des énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie, de 11,3 % à 25,65 %, et à porter les superficies restaurées ou protégées de 38.292 à 78.292 hectares.
Le nombre de personnes bénéficiant gratuitement d’une assistance juridique et judiciaire devrait, pour sa part, passer de 79.000 à 200.000.
Santé reproductive et protection des femmes
Le FNUAP prévoit 18,2 millions de dollars pour la santé sexuelle, reproductive, maternelle et néonatale, ainsi que 17 millions pour lutter contre les violences basées sur le genre, les mutilations génitales féminines et les mariages d’enfants.
Quelque 6,3 millions de dollars seront destinés au renforcement du système statistique et à l’exploitation des données démographiques, tandis que 1,4 million est prévu pour la coordination.
Le programme vise notamment à permettre à un million de nouveaux utilisateurs d’accéder aux méthodes modernes de planification familiale. Il ambitionne aussi de faire passer de 400 à 750 le nombre de communautés ayant pris un engagement public contre les mutilations génitales féminines et les mariages d’enfants.
Le nombre de jeunes sensibilisés à la santé reproductive, aux violences basées sur le genre et à la culture de la paix devrait également tripler, passant de 300.000 à 900.000.
Ces objectifs s’inscrivent dans un contexte démographique et social marqué par une croissance annuelle de la population de 3,3 % et un indice de fécondité de six enfants par femme. Près de 70 % de la population malienne a moins de 25 ans.
Le FNUAP estime par ailleurs la mortalité maternelle à 325 décès pour 100.000 naissances vivantes. Près de 28 % des adolescentes de 15 à 19 ans ont déjà connu une grossesse et 49 % des femmes âgées de 20 à 24 ans ont été mariées avant 18 ans.
Les deux programmes, alignés sur la Vision Mali 2063 et la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable 2024-2033, doivent entrer en vigueur en 2027. Les plans de travail annuels préciseront les projets retenus et les financements effectivement disponibles.
MD/te/APA







