Le porte-parole de l’armée burkinabè a annoncé dimanche que la situation est revenue au calme à Titao, dans la région du Yaadga, après de multiples attaques terroristes menées vendredi. Plusieurs dizaines d’assaillants ont été neutralisés par les forces de défense.
La ville de Titao, située dans la région du Yaadga (ex-région du Nord), est de nouveau sous contrôle après avoir essuyé plusieurs attaques terroristes le 14 février, a déclaré dimanche le lieutenant-colonel Aziz Ouédraogo, porte-parole de l’armée burkinabè.
Selon le lieutenant-colonel Ouédraogo, ces attaques multiples s’inscrivent dans un contexte d’opérations d’envergure menées par le groupement des forces pour la sécurisation du Nord et du Sahel. Face aux défaites infligées, les terroristes en fuite se sont repliés vers l’ouest avant de se scinder en trois groupes distincts, a précisé l’armée.
« Un premier groupe s’en est pris à la position du Bataillon d’intervention rapide (BIR) 21. Nous leur avons infligé une lourde défaite avec la neutralisation de plusieurs dizaines de terroristes », a affirmé le porte-parole militaire.
Le deuxième groupe a ciblé la ville de Titao dans une opération à visée essentiellement propagandiste. « Ils ont fait des vidéos, mis le feu à des étals au niveau du marché. Mais le résultat est là. Ils ont croisé le fer avec nos hommes. Nous leur avons infligé une défaite », a assuré le lieutenant-colonel Ouédraogo.
Les éléments terroristes ayant tenté de fuir ont été interceptés par les vecteurs aériens de l’armée, précise la même source.
« Les forces burkinabè ont montré de la vaillance, du professionnalisme et ont réaffirmé leur indéfectible engagement envers la nation », s’est félicité le porte-parole, soulignant que « la situation à Titao est calme et sous contrôle grâce à la détermination, au professionnalisme et à l’engagement de nos hommes. »
Cette riposte militaire témoigne de la capacité opérationnelle des forces de défense burkinabè face à la menace terroriste qui continue de peser sur les régions septentrionales du pays.
À l’instar du Mali et du Niger, le Burkina fait face depuis plusieurs années à des attaques jihadistes, provoquant une instabilité politique qui s’est traduite ces dernières années par deux coups d’État et plusieurs tentatives avortées.
HO/ac/Sf/APA






