Le Tribunal de grande instance Ouaga I, siégeant en session du pôle économique et financier (ECO-FI), a condamné vendredi Wendegoudi Stanislas Kinda, ancien Chef de service administratif et financier du Centre pour la promotion de l’aviculture (ex-CPAV), à sept ans de prison ferme pour détournement de deniers publics, blanchiment de capitaux et fabrication de cachets d’une autorité.
La justice burkinabè a rendu son verdict le vendredi 6 mars 2026 dans l’affaire de malversations financières au sein de l’ex-Centre pour la promotion de l’aviculture (CPAV), a rapporté la Direction de la Communication du Ministère de la Justice, ce lundi. Le Tribunal de grande instance Ouaga I, statuant en matière correctionnelle et en premier ressort, a prononcé une peine d’emprisonnement de onze (11) ans, dont sept (07) ans ferme, assortie d’une amende d’un milliard sept cent trente-cinq millions quatre cent dix-sept mille deux cent cinquante-sept (1 735 417 257) francs CFA à l’encontre de Wendegoudi Stanislas Kinda.
Le tribunal a requalifié plusieurs des faits qui lui étaient reprochés : la complicité de fabrication de cachet d’une autorité a été retenue comme fabrication de cachets d’une autorité, tandis que les faits de commerce incompatible ont été requalifiés en simulation illicite. Il a en outre été déclaré coupable de détournement de deniers publics et de blanchiment de capitaux. Un mandat a été décerné contre lui.
Son co-prévenu, Salam Kaboré, a quant à lui été reconnu coupable de complicité de détournement de deniers publics et condamné à douze (12) mois d’emprisonnement avec sursis, ainsi qu’à une amende ferme d’un million (1 000 000) de francs CFA.
Sur le volet civil, la constitution de partie civile de l’État burkinabè a été déclarée partiellement fondée. Kinda est condamné à verser à l’État la somme de cinq cent soixante-dix-huit millions deux cent quatre-vingt-douze mille quatre cent dix-neuf (578 millions 292 419) francs CFA à titre de dommages et intérêts. Kaboré, lui, devra s’acquitter de cent quatre-vingt mille (180 000) francs CFA. Les deux condamnés devront en outre payer solidairement deux millions (2 000 000) de francs CFA au titre du préjudice moral et un million (1 000 000) de francs CFA pour frais de procédure. Le tribunal a également ordonné la confiscation de l’ensemble des biens meubles et immeubles de Kinda à concurrence du montant des condamnations prononcées.
L’affaire remonte à octobre 2024, lorsqu’une mission de l’Inspection générale des finances (IGF) avait mis au jour de graves irrégularités dans la gestion du CPAV. Les investigations menées par la section de recherche de la gendarmerie de Ouagadougou avaient révélé l’encaissement frauduleux de soixante (60) chèques pour un montant total de 578 millions 472 419 FCFA, commis alors que Kinda occupait le poste de Chef de service administratif et financier de la structure.
HO/ac/Sf/APA







