Onze ans après le crash du vol AH5017 d’Air Algérie, les proches des 116 victimes, dont 54 ressortissants français, réclament la tenue d’un procès en France.
Le dossier du vol AH5017 incarne les lenteurs persistantes des procédures judiciaires internationales en matière de catastrophes aériennes. Les familles 116 victimes déplorent toujours un « abandon judiciaire ».
Le vol, assuré par la compagnie espagnole Swiftair pour le compte d’Air Algérie, s’était écrasé le 24 juillet 2014 dans le nord du Mali, peu après son décollage de Ouagadougou à destination d’Alger.
Réunis au sein de l’association AH5017 Ensemble, les familles dénoncent les manœuvres procédurales de Swiftair, qu’ils accusent de chercher à « gagner du temps » pour éviter une comparution devant la justice française.
« Cela fait onze ans et ça n’avance pas. Il faut que la compagnie prenne ses responsabilités », déclare Julien Gallon, frère de l’une des victimes.
Aux côtés de Gallon, d’autres membres de l’association, comme Angélique Jouvin et Jean-Luc Masson, insistent sur la nécessité d’un procès pour faire leur deuil.
Le sentiment d’abandon judiciaire est partagé par les familles, qui appellent à une accélération du calendrier judiciaire.
SL/ac/Sf/APA






