Face à une pénurie d’eau croissante dans plusieurs provinces, le président sud-africain Cyril Ramaphosa a annoncé la création d’un Comité national de gestion de la crise de l’eau, qu’il présidera personnellement, pour coordonner les mesures d’urgence et renforcer l’approvisionnement.
Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a annoncé jeudi soir, lors de son discours sur l’état de la nation, la création d’un Comité national de gestion de la crise de l’eau, une structure de haut niveau qu’il présidera personnellement, afin de répondre aux pénuries d’eau de plus en plus sévères dans le pays.
Le chef de l’État a précisé que le comité rassemblera tous les efforts au sein d’un organe de coordination unique, déployant experts techniques et ressources nationales auprès des municipalités confrontées à des problèmes d’approvisionnement. L’objectif est de garantir que des mesures soient prises rapidement et efficacement pour résoudre la crise.
Cyril Ramaphosa a averti que cette crise résultait de défaillances systémiques et de nombreuses années de négligence des infrastructures, notamment au niveau municipal. Il a indiqué que ce modèle s’inspire du Comité national de gestion de la crise énergétique, créé pour lutter contre les délestages électriques.
Le système d’approvisionnement en eau sud-africain subit une pression croissante depuis plusieurs années en raison du vieillissement des infrastructures, du manque d’entretien, de la mauvaise gestion financière et de l’urbanisation rapide, qui rendent certaines municipalités incapables de répondre à la demande.
Dans la province du Gauteng, les habitants subissent des coupures répétées, liées à des pompes défectueuses, des coupures de courant et la saturation des réservoirs. Dans certaines zones du Cap-Oriental et du Limpopo, les populations dépendent depuis plusieurs mois des camions-citernes à cause du dysfonctionnement des stations d’épuration.
Le président Ramaphosa a lancé un avertissement sévère aux municipalités défaillantes, indiquant que le gouvernement engagerait des poursuites pénales contre les responsables qui enfreignent la loi sur les services d’eau. À ce jour, des actions ont déjà été engagées contre 56 municipalités.
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