Le 28 juin reste principalement associé, dans l’histoire africaine contemporaine, à une étape décisive du démantèlement de l’apartheid en Afrique du Sud, avec l’entrée en vigueur de l’abrogation de la loi imposant la classification raciale de la population.
Le 28 juin 1991, entre en vigueur la Population Registration Act Repeal Act, qui met officiellement fin à la Population Registration Act de 1950. Cette législation obligeait chaque Sud-Africain à être enregistré dans une catégorie raciale, constituant l’un des fondements administratifs du régime d’apartheid.
Adoptée par le Parlement le 17 juin et promulguée la veille par le président Frederik Willem de Klerk, cette réforme marque une avancée majeure dans le processus de démantèlement des lois ségrégationnistes engagé au début des années 1990. Si certaines dispositions transitoires demeurent jusqu’à l’adoption de la Constitution intérimaire de 1994, la suppression de cette loi met fin au principe légal de la classification raciale obligatoire.
Le même 28 juin, le chef de l’État promulgue également l’Abolition of Racially Based Land Measures Act, qui prévoit l’abrogation de plusieurs textes emblématiques de l’apartheid, notamment le Natives Land Act de 1913, le Development Trust and Land Act de 1936 et le Group Areas Act. L’essentiel de ces dispositions entre toutefois en vigueur le 30 juin 1991, achevant l’effondrement des principaux piliers législatifs du système ségrégationniste.
Cette journée s’inscrit ainsi parmi les étapes déterminantes de la transition sud-africaine, amorcée après la libération de Nelson Mandela en 1990 et les négociations qui conduiront aux premières élections multiraciales de 1994.
Sf/APA







