Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, s’est entretenu au téléphone, vendredi 26 juin, avec le premier ministre libanais, Nawaf Salam, autour de l’évolution de la situation au Liban.
Lors de l’échange en Badr Abdelatty et le Premier ministre libanais, Nawal Salam, les deux autorités ont discuté de l’évolution de la situation au Liban ainsi que des derniers développements liés à l’accord-cadre conclu vendredi entre le Liban et Israël, sous l’égide des Etats-Unis, indique un communiqué publié sur la page officielle du ministère égyptien des Affaires étrangères, samedi 27 juin.
Au cours de l’appel téléphonique, le chef du gouvernement libanais a informé le ministre égyptien des détails de cet accord-cadre. Abdelatty a salué cette démarche, qualifiant l’accord de point de « départ significatif », ajoute la même source.
Le chef de la diplomatie égyptienne a insisté sur la nécessité d’un retrait progressif d’Israël des zones encore occupées, afin de permettre le déploiement de l’armée libanaise et l’extension de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national.
Il a également souligné l’importance de s’appuyer sur cette avancée pour parvenir à un retrait total d’Israël du Liban et à une application intégrale et non sélective de la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations Unies.
Le ministre a réitéré le plein soutien de l’Egypte au gouvernement libanais et à ses politiques visant à établir la souveraineté de l’État sur tout son territoire, notamment par le déploiement de l’armée sur l’ensemble du pays et le monopole des armes sous l’autorité exclusive de l’Etat, afin de renforcer la sécurité et la stabilité du Liban, selon la même source.
De son côté, le Premier ministre libanais a salué les positions constantes de la diplomatie égyptienne en faveur de l’État libanais et de ses institutions et réaffirmé la volonté de Beyrouth de poursuivre la coordination et la concertation avec Le Caire sur les différentes questions d’intérêt commun.
Annoncé vendredi 26 juin sous l’égide des Etats-Unis, cet « accord-cadre » qui sert de feuille de route politique et militaire lors d’un cinquième round de négociations, se concentre spécifiquement sur les mécanismes d’engagement du gouvernement d’Israël en vue d’un cessez-le-feu durable et d’un règlement sécuritaire aux frontières entre le Liban et Israël.
Le texte qui évoque le désarmement du Hezbollah, a suscité le rejet du mouvement libanais.
AK/Sf/APA







