Le parquet du Tribunal de grande instance (TGI) Ouaga II a annoncé l’interpellation et le déferrement de 22 personnes dans le cadre d’une enquête visant un réseau présumé de prostitution organisé autour de groupes WhatsApp et d’un restaurant de la capitale burkinabè.
Le procureur du Faso près le Tribunal de grande instance (TGI) Ouaga II a indiqué, samedi, que vingt-deux personnes arrêtées, à la suite d’une enquête sur un réseau présumé d’intermédiaires, sont poursuivies notamment pour prostitution par racolage, proxénétisme, vente de produits illicites et blanchiment de capitaux, à l’issue d’une enquête menée par les services de police.
Selon un communiqué du parquet, l’affaire trouve son origine dans une enquête ouverte le 7 juin 2026 par le Commissariat de police de l’arrondissement n° 5, à la suite de soupçons de proxénétisme, de racolage, de traite de personnes mineures, de pornographie impliquant des mineurs et de blanchiment de capitaux.
Les investigations ont mis en évidence l’existence de plusieurs groupes WhatsApp administrés par des intermédiaires qui, contre rémunération, mettaient en relation des hommes et des femmes à des fins de relations sexuelles. Ces plateformes servaient également à la vente de produits illicites. Par ailleurs, un restaurant identifié accueillait des clients invités à effectuer des dépenses d’un montant minimum pour accéder à ces prestations.
Le parquet indique également que les personnes impliquées diffusaient des images à caractère sexuel sur les réseaux sociaux afin d’attirer de nouveaux membres. Plusieurs des personnes interpellées appartiendraient à plus de 200 groupes WhatsApp créés à cette fin.
Les vingt-deux suspects ont été déférés devant le parquet puis placés sous mandat de dépôt après leur audition, dans le cadre de la procédure de flagrant délit. Leur comparution devant le tribunal correctionnel est prévue le 1er juillet 2026.
Le restaurant mis en cause a été placé sous scellés et ses biens saisis, précise le communiqué, qui rappelle que des procédures similaires ont déjà conduit à des condamnations à Ouagadougou pour des faits de même nature. Face à la recrudescence du phénomène, le procureur du Faso affirme que le parquet appliquera désormais « la plus grande fermeté » dans la répression de ces infractions.
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