Au lendemain de la prise en otage des autorités de transition, le 17 septembre 2015, le Régiment de sécurité présidentielle annonce la dissolution des institutions et confie le pouvoir à un Conseil national pour la démocratie.
Le général Gilbert Diendéré est proclamé président du Conseil national pour la démocratie (CND), au Burkina Faso, le lendemain de la prise en otage du président de la Transition, Michel Kafando, du Premier ministre Yacouba Isaac Zida et de plusieurs membres du gouvernement par des éléments du Régiment de sécurité présidentielle (RSP).
Dans une déclaration lue à la télévision nationale, le CND annonce la dissolution du gouvernement de transition et du Conseil national de transition, ainsi que la destitution de Michel Kafando. L’Union africaine, la Cédéao et les Nations Unies condamnent le coup de force.
La mobilisation populaire et le refus de l’armée régulière de soutenir les putschistes conduisent à l’échec du coup d’État. Michel Kafando est réinstallé le 23 septembre et le RSP est ensuite dissous.
Arrêté après l’échec du putsch, Gilbert Diendéré est condamné en 2019 à 20 ans de prison ferme pour son rôle dans le coup d’État manqué de 2015.
En 2022, son parcours judiciaire s’alourdit avec une condamnation à la perpétuité dans le dossier de l’assassinat de Thomas Sankara et de douze de ses compagnons, puis à 20 ans de prison ferme dans l’affaire de la mort de l’étudiant Dabo Boukary en 1990.
Sf/APA





