À Yokohama, les chefs d’État africains et japonais ont mis en avant les initiatives portées par le Maroc dans la lutte contre le changement climatique et la gestion des migrations, consolidant ainsi le rôle du royaume comme acteur central des cadres continentaux.
La 9e Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD-9), qui s’est achevée à Yokohama, a consacré une place de choix aux initiatives marocaines. Les dirigeants ont salué l’engagement du roi Mohammed VI en faveur de la construction de mécanismes collectifs pour répondre aux défis communs du continent, notamment le climat, la migration et le développement durable.
Parmi les initiatives rappelées figurent les trois Commissions africaines créées lors du Sommet d’action africaine : la Commission du Sahel, la Commission du bassin du Congo et la Commission des États insulaires. Ces structures, lancées à l’initiative du souverain marocain, sont désormais considérées comme des instruments de référence pour donner à l’Afrique une voix collective plus forte dans les négociations internationales et pour canaliser le financement climatique vers des projets adaptés aux réalités locales.
Les dirigeants ont également évoqué l’Initiative pour l’Adaptation de l’Agriculture Africaine (AAA), présentée à Marrakech lors de la COP22 en 2016. Ce programme ambitionne de renforcer la résilience de l’agriculture africaine en favorisant la gestion durable des sols, le développement de l’irrigation et l’accès à un financement climatique, afin de protéger les agriculteurs des perturbations environnementales croissantes.
Sur le plan migratoire, l’Observatoire africain des migrations, inauguré à Rabat en 2020 après son adoption par l’Union africaine en 2018, a été mis en avant comme un outil central. Il fournit aux gouvernements des données fiables sur les flux migratoires et encourage une coopération renforcée aux niveaux régional et international.
En marge de ces travaux, la diplomatie japonaise a tenu à clarifier sa position sur la question du Sahara. Le ministre des Affaires étrangères, Takeshi Iwaya, a réaffirmé que le Japon ne reconnaissait pas le Front Polisario et n’avait adressé aucune invitation à ce mouvement. La participation de la RASD à la TICAD-9 a été le fait de l’Union africaine, et Tokyo a rappelé à plusieurs reprises que cette présence ne modifiait en rien sa position constante de non-reconnaissance.
Par son action sur le climat et les migrations, le Maroc s’impose comme un contributeur majeur aux solutions collectives du continent africain, tout en confortant la crédibilité de sa diplomatie sur la scène internationale.
MK/Sf/APA





