Selon un rapport d’Africa Sports Unified, la Coupe d’Afrique des nations 2025, organisée au Maroc, marque une inflexion stratégique dans la valorisation sportive, médiatique et commerciale du football africain à l’échelle mondiale.
La Coupe d’Afrique des nations (CAN 2025) constitue un tournant majeur dans l’évolution du football africain en tant que propriété sportive et commerciale de rang mondial, selon un rapport de synthèse publié par Africa Sports Unified (ASU), cabinet de conseil stratégique spécialisé dans l’économie sportive panafricaine.
La compétition, organisée au Maroc et disputée pour la première fois entre décembre et janvier, réunit 24 équipes nationales et se déroule dans neuf stades modernisés répartis dans six villes du Royaume.
Intitulé « Rapport de synthèse sur la CAN 2025 », le document analyse, à partir de données consolidées, la manière dont le tournoi est repositionné comme un actif sportif mondial premium. L’étude couvre notamment les politiques de prix, la distribution des droits médias, les partenariats commerciaux, les infrastructures, l’engagement digital ainsi que la stratégie de valorisation à long terme de la compétition continentale, traditionnellement cantonnée à un public majoritairement africain.
Parmi les principaux enseignements figure la revalorisation significative des dotations financières. Le vainqueur de la CAN 2025 percevra une prime record de 10 millions de dollars américains (environ 9,2 millions d’euros), dans le cadre d’une enveloppe globale de 32 millions de dollars. Ce niveau de rémunération place la compétition à un palier inédit en Afrique, traduisant une volonté affirmée d’alignement progressif sur les standards des grandes compétitions internationales.
Le rapport souligne également une expansion notable de la diffusion internationale. La CAN 2025 bénéficie d’accords de retransmission dans plus de 85 marchés à travers le monde, avec des diffuseurs de premier plan au Royaume-Uni (Channel 4), en Espagne (Movistar) et au Portugal (Sport TV).
Cette couverture élargie s’accompagne, pour la première fois dans l’histoire de la compétition, d’une production intégrale en haute gamme dynamique (HDR), établissant de nouveaux standards techniques pour le football africain.
Sur le plan des infrastructures, ASU met en avant l’approche intégrée adoptée par le Maroc, combinant modernisation des stades, amélioration des réseaux de transport et déploiement de technologies événementielles. Cette stratégie s’inscrit dans une trajectoire plus large de préparation aux grands rendez-vous internationaux, notamment dans la perspective de la Coupe du monde 2030.
« La CAN 2025 représente un changement structurel dans la manière dont le football africain est positionné au niveau mondial », affirme Gabriel Ajala, fondateur d’Africa Sports Unified, cité dans le rapport.
« Ce n’est plus seulement un tournoi continental, mais une plateforme mondiale de médias, de commerce et de valorisation nationale », ajoute-t-il, soulignant l’ambition de transformer durablement la CAN en levier d’influence sportive et économique.
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