La demi-finale de la CAN féminine 2025 entre le Nigeria et l’Afrique du Sud, disputée le 22 juillet au stade Larbi Zaouli de Casablanca, a été marquée par un drame qui a transcendé le sport : la blessure de Gabriela Salgado.
À la 87e minute, la défenseure sud-africaine Gabriela Salgado, 28 ans, s’effondre sur la pelouse après un choc involontaire. Les images sont dures, le silence pesant. Le diagnostic tombe rapidement : fracture de la diaphyse du tibia gauche, saison terminée.
Transportée en urgence au Centre hospitalier universitaire Mohammed VI, elle est opérée avec succès dans la soirée. Le lendemain, la Fédération sud-africaine rassure : « L’opération de Gabriela s’est bien déroulée. Elle sera absente jusqu’en 2026. Nous remercions la CAF, ainsi que le personnel médical marocain pour leur réactivité et leur dévouement. »
Mais au-delà du terrain, c’est l’élan de solidarité qui a marqué les esprits. Les Super Falcons du Nigéria, adversaires du jour et qualifiées pour la finale, se sont rendues à son chevet dès le lendemain. Un geste salué unanimement sur CAF Online et les réseaux sociaux, témoignant d’un respect rare et profond, bien au-delà de la rivalité sportive.
Le personnel médical marocain a également reçu de nombreux témoignages de gratitude pour sa prise en charge rapide et humaine. Plusieurs représentants de la délégation marocaine sont venus exprimer leur solidarité, rappelant que le football est aussi un vecteur de fraternité.
Un message personnel du président Cyril Ramaphosa, diffusé mardi soir, a renforcé cet élan national, affirmant: « Gabriela, tu incarnes la foi, le courage et le talent. Toute la nation te soutient. »
Pour Salgado, cette blessure est d’autant plus douloureuse qu’elle revenait à la CAN après une longue absence liée à une autre blessure en 2022. Titulaire depuis le troisième match du tournoi, elle symbolisait la détermination des Banyana Banyana, en quête d’un nouveau sacre continental.
Le Nigéria, vainqueur 2-1, affrontera le Maroc en finale ce samedi 26 juillet à Casablanca. Mais pour beaucoup, le moment le plus marquant de cette édition s’est joué loin des projecteurs, dans une chambre d’hôpital, où les maillots et les drapeaux ont cédé la place à l’empathie, à la dignité età l’humanité.
SS/te/Sf/APA







