Le Maroc s’impose comme l’acteur phare de la scène nord-africaine, porté par une diplomatie offensive, une transition numérique dynamique et une reconnaissance grandissante sur le plan continental et international.
À Dakar au Sénégal, la stratégie atlantique menée par Rabat a été saluée lors des festivités de la Fête du Trône. De son côté, la secrétaire générale de la CNUCED a qualifié le Royaume de « source d’inspiration » pour l’Afrique, louant son modèle de développement.
Sur le plan institutionnel, le Secrétaire général du gouvernement, Mohamed Hajoui, a plaidé pour l’intégration de l’amazighe dans la législation nationale du Maroc. Parallèlement, un hackathon national, organisé à Rabat, a récompensé plusieurs projets innovants visant à accélérer la numérisation du tissu associatif.
Sur le front économique, le plan « Hejira 2025–2027 » vise à stimuler les exportations à travers une plateforme digitale et une assurance dédiée. L’ONDA modernise, quant à elle, les infrastructures aéroportuaires avec un nouveau centre automatisé de traitement des bagages.
Le Maroc affirme également son engagement solidaire : l’agence Bayt Mal Al Qods a signé un accord pour financer des soins médicaux destinés à des Palestiniens, tandis que le programme « Moussalaha » poursuit la réinsertion d’anciens détenus condamnés pour terrorisme.
En Algérie, les relations avec la France restent tendues, notamment autour des questions migratoires et sécuritaires. Cette crispation diplomatique survient dans un contexte de durcissement des contrôles à l’importation, notamment des véhicules particuliers.
Sur le plan énergétique, Alger affiche de nouvelles ambitions. Cinq permis d’exploration ont été octroyés à des entreprises étrangères, représentant 606 millions de dollars d’investissements et un potentiel estimé à 400 milliards de m³ de gaz, dans le cadre de la loi sur les hydrocarbures de 2019.
En Tunisie, le gouvernement annonce une refonte profonde du secteur des transports publics, avec la promesse d’un tournant par rapport aux pratiques passées. Le futur plan de développement 2026–2030 place par ailleurs l’enfance au cœur des priorités, avec une vision intégrée de l’éducation et de la protection sociale.
Mais cette volonté de réforme se heurte à une réalité sociale plus sombre : la recrudescence des actes d’incivilité, des agressions et du vandalisme alimente un climat d’insécurité croissante dans l’espace public.
En Égypte, à l’occasion du 73ᵉ anniversaire de la Révolution de 1952, le président Abdel Fattah Al-Sissi a célébré les progrès réalisés sous la bannière de la « Nouvelle République », qu’il érige en modèle de modernisation.
Le pays poursuit également sa montée en puissance dans le secteur nucléaire, avec la mise en service prévue de la centrale d’Al-Dabaa en 2028, opérée exclusivement par des compétences locales. Les transferts de fonds des Égyptiens de la diaspora, en forte hausse (+69,6 %), ont franchi les 15,8 milliards de dollars sur les cinq premiers mois de 2025, selon la Banque centrale.
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