La compagnie pétrolière nationale libyenne a annoncé avoir généré près de 4 milliards de dollars de revenus en mai, son meilleur résultat mensuel depuis une décennie, sur fond d’efforts visant à améliorer la gestion opérationnelle et la distribution des carburants.
La National Oil Corporation (NOC) a enregistré environ 4 milliards de dollars de revenus en mai 2026, soit le niveau mensuel le plus élevé atteint par la compagnie publique libyenne depuis dix ans, a annoncé dimanche son président, Masoud Suleiman.
Cette annonce a été faite lors d’une cérémonie organisée au siège de la société à Tripoli. Le dirigeant a attribué cette performance aux équipes techniques de l’entreprise, qui ont maintenu les opérations malgré un environnement économique et national jugé difficile.
Selon Masoud Suleiman, ce résultat s’inscrit dans le cadre d’une stratégie progressive conduite par le conseil d’administration afin d’améliorer les performances de l’entreprise. Il a notamment mis en avant l’adoption d’un nouveau guide interne encadrant les pouvoirs et les délégations au sein du groupe. Cette réforme vise à élargir les prérogatives des cadres intermédiaires afin d’accélérer la prise de décision et de renforcer l’efficacité opérationnelle dans les différentes activités de la compagnie.
Cette performance financière intervient alors que la Libye cherche à consolider les recettes tirées de ses hydrocarbures, principale source de revenus du pays. Les revenus pétroliers demeurent un élément central pour le financement des dépenses publiques et la stabilité économique dans un contexte marqué par des défis institutionnels et logistiques persistants.
Abordant la question de l’approvisionnement en carburant, le président de la NOC a assuré que les stocks disponibles demeuraient suffisants pour répondre à la demande nationale. Il a affirmé que les réserves du pays restaient importantes et que l’approvisionnement du marché local était sécurisé.
Masoud Suleiman a également indiqué que la société avait atteint un niveau inédit d’activité logistique au cours du mois de mai, avec l’affrètement de 17 cargaisons d’essence, un volume présenté comme le plus élevé jamais enregistré par la compagnie.
Malgré des dépenses consacrées aux carburants dépassant 1 milliard de dollars durant le mois, le responsable a estimé que les tensions observées dans certaines stations-service ne résultaient pas d’un déficit d’approvisionnement. Selon lui, les difficultés actuelles sont davantage liées aux mécanismes de distribution, aux dispositifs de contrôle du carburant et à la lutte contre les détournements et fuites illégales au sein du réseau de distribution.
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