Les essais de la première ligne du train électrique rapide en Egypte débuteront en septembre, tandis que la deuxième phase du BRT est prête à être exploitée, et que le monorail de l’Ouest du Nil est attendu en 2027.
Le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi a appelé à accélérer l’achèvement des principaux projets de transport collectif et de logistique du pays, en insistant sur le respect des calendriers et des normes de qualité, selon un communiqué de la présidence.
Le chef de l’État s’exprimait lors d’une réunion tenue dimanche à Al-Alamein avec le Premier ministre, Mostafa Madbouly, et le ministre des Transports, Kamel Al-Wazir. La rencontre a porté sur l’état d’avancement du réseau ferroviaire électrique à grande vitesse, des monorails, du Bus Rapid Transit (BRT), ainsi que des programmes de modernisation des ports, des routes et des ponts.
Kamel Al-Wazir a annoncé que l’exploitation expérimentale de la première ligne du train électrique rapide commencerait en septembre 2026 pour une durée de six mois. Cette ligne doit relier Aïn Sokhna, sur la mer Rouge, à Al-Alamein et Marsa Matrouh, sur la côte méditerranéenne. Les deuxième et troisième lignes devraient, quant à elles, connecter les nouvelles zones agricoles aux centres de consommation et aux ports d’exportation, tout en améliorant l’accès aux principales destinations touristiques.
Le ministre a également indiqué que la deuxième phase du BRT aménagé sur le périphérique du Caire était prête à entrer en exploitation. Ce tronçon desservira certains des secteurs les plus densément peuplés de la capitale. Le monorail de l’Ouest du Nil, long de 43,8 kilomètres et comprenant 13 stations entre la ville du 6-Octobre et Wadi Al-Nil, dans le quartier de Mohandessine, devrait être mis en service en 2027.
Concernant le monorail de l’Est du Nil, les autorités estiment qu’il permettra de réduire les temps de trajet entre le Grand Caire, le Nouveau Caire et la Nouvelle Capitale administrative. Abdel Fattah Al-Sissi a présenté l’accélération des transports collectifs verts et durables comme un levier du développement urbain, industriel et touristique.
La réunion a par ailleurs examiné la modernisation des ports de Safaga, Damiette, Alexandrie et Sokhna, ainsi que plusieurs axes routiers. Parmi eux figurent la route désertique occidentale reliant Gizeh à Abou Simbel et le doublement de l’axe Assouan-Bérénice, long de 327 kilomètres, destiné à relier la Haute-Égypte au littoral de la mer Rouge.
Le président égyptien a souligné que ces infrastructures devaient améliorer l’interconnexion entre les réseaux maritime, routier et ferroviaire, fluidifier le transport des voyageurs et des marchandises et renforcer la position de l’Égypte comme plateforme régionale du commerce et de la logistique entre les mondes arabe et africain.
MK/Sf/APA







