L’autobus accidenté le 31 juillet 2026 à Boumerdès circulait à plus du double de la vitesse autorisée, avec un conducteur sous l’emprise de stupéfiants et un nombre de passagers supérieur à sa capacité réglementaire, selon les premiers résultats de l’enquête.
L’excès de vitesse, la consommation de stupéfiants et la surcharge du véhicule figurent parmi les principales causes envisagées de l’accident d’autobus qui a fait 28 morts et 36 blessés vendredi à Boumerdès, dans le nord de l’Algérie, a annoncé le parquet général près le tribunal de Boumerdès.
Selon les conclusions préliminaires de l’enquête menée par la Gendarmerie nationale, l’autobus roulait à 121,63 kilomètres à l’heure dans une descente où la vitesse était limitée à 60 km/h. Le véhicule circulait ainsi à plus du double de la limitation imposée sur cette portion de la route nationale n°24, reliant les communes de Boumerdès et de Zemmouri.
Les analyses biologiques pratiquées sur le conducteur, décédé dans l’accident, ont par ailleurs révélé la présence de plusieurs substances stupéfiantes. Les enquêteurs avaient également retrouvé deux comprimés psychotropes sur ses vêtements, selon le communiqué du parquet.
L’enquête a aussi établi que l’autobus transportait 64 personnes, alors que sa capacité maximale autorisée était de 51 occupants, conducteur compris. Le véhicule accueillait donc 13 personnes de plus que la limite réglementaire. Cette surcharge pourrait avoir aggravé les conséquences du renversement, sans qu’un lien définitif ait encore été établi à ce stade des investigations.
L’accident s’est produit le 31 juillet à 09H40 au lieudit El Karma. Le procureur de la République près le tribunal de Boumerdès a ordonné l’ouverture d’une enquête préliminaire approfondie afin de déterminer précisément les circonstances du drame et d’établir les responsabilités éventuelles du transporteur, de l’agence ayant organisé l’excursion et des autres parties impliquées.
Les investigations se poursuivent sous la supervision de la justice. Le parquet a indiqué que les mesures prévues par la loi seraient appliquées à toute personne dont la responsabilité serait démontrée. Cette tragédie relance en Algérie le débat sur le contrôle des chauffeurs professionnels, le dépistage des stupéfiants, le respect des capacités des véhicules et la surveillance des agences organisant des déplacements collectifs.
MK/AK/Sf/APA







