Les habitants de Ouagadougou disposeront de deux fois plus de pharmacies de garde les week-ends jusqu’à la mi-novembre, avec 120 officines mobilisées contre 60 habituellement, a annoncé mardi le Conseil régional de l’Ordre des pharmaciens.
Trouver une pharmacie ouverte le week-end devrait devenir plus facile dans la capitale burkinabè. Depuis le 4 juillet et jusqu’à la mi-novembre, 120 officines -au lieu de 60- sont mobilisées chaque samedi et dimanche, de 08H00 à 20H00, pour assurer la continuité du service pharmaceutique, selon le Conseil régional de Ouagadougou de l’Ordre national des pharmaciens du Burkina Faso.
Le dispositif renforce le système habituel des gardes. Soixante pharmacies supplémentaires viennent appuyer les officines déjà désignées pour les permanences hebdomadaires.
Cette mesure intervient pendant la saison des pluies, période marquée par une hausse des cas de paludisme, de maladies diarrhéiques et d’autres pathologies saisonnières, a expliqué le président du Conseil régional, Dr Patrick Kafando, lors d’une conférence de presse.
L’objectif est de rapprocher les médicaments des populations, de réduire les distances à parcourir pour trouver une pharmacie ouverte, de diminuer les temps d’attente et de mieux répartir les patients entre les officines mobilisées.
« La garde en pharmacie est une mission de santé publique », a rappelé Dr Kafando. Selon lui, elle garantit à toute personne confrontée à une urgence l’accès à un pharmacien, à des médicaments et, si nécessaire, à une orientation vers une structure de soins.
Le Conseil régional affirme que cette organisation répond à la forte demande enregistrée chaque année entre juillet et novembre.
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