L’agence de notation financière S&P Global Ratings a confirmé ce week-end les notes souveraines de l’Afrique du Sud tout en maintenant une perspective positive.
Selon l’agence S&P Global Ratings, les progrès réalisés par l’Afrique du Sud en matière de gestion budgétaire et les réformes économiques en cours compensent les risques liés au contexte mondial marqué par des tensions inflationnistes persistantes.
S&P a ainsi maintenu la note de crédit à long terme en devises étrangères à BB et celle en monnaie locale à BB+, confortant le relèvement accordé en novembre 2025. Cette amélioration constituait alors la première révision à la hausse attribuée au pays par une grande agence de notation depuis plus de seize ans.
Cette décision intervient quelques jours après celle de Moody’s, qui a relevé la perspective de l’Afrique du Sud de « stable » à « positive », témoignant d’une confiance accrue des investisseurs dans les efforts du gouvernement en faveur de la consolidation budgétaire.
Le directeur général du Trésor national, Duncan Pieterse, a salué cette évolution, estimant qu’elle reflète le potentiel du pays à accélérer sa croissance économique tout en réduisant son niveau d’endettement.
« Le fait que deux grandes agences de notation, S&P et Moody’s, placent désormais l’Afrique du Sud sous perspective positive constitue un signal encourageant. Cela montre que nous avons la capacité d’augmenter notre rythme de croissance et de réduire plus rapidement notre dette publique. Nous sommes déterminés à atteindre ces objectifs », a-t-il déclaré.
Dans son analyse, S&P souligne que des recettes publiques supérieures aux prévisions durant l’exercice budgétaire 2025/26 ont permis au pays d’enregistrer un troisième excédent primaire consécutif. Associée à une discipline accrue dans la gestion des dépenses, cette performance renforce la conviction de l’agence que la trajectoire de stabilisation de la dette publique est désormais bien engagée.
L’agence prévoit ainsi que la dette des administrations publiques, qui devrait culminer à 79 % du produit intérieur brut (PIB) en 2025, diminuera progressivement pour atteindre environ 78 % du PIB à l’horizon 2029, grâce à la poursuite des mesures de consolidation budgétaire.
Sur le plan économique, S&P anticipe une croissance de 1,2 % en 2026, avant une progression moyenne de 1,7 % entre 2027 et 2029. Cette dynamique devrait être soutenue par les réformes engagées dans les secteurs de l’électricité, de la logistique et des infrastructures numériques, avec des gains attendus en matière de productivité.
L’agence met notamment en avant le redressement de l’entreprise publique d’électricité Eskom, qui a enregistré en 2025 son premier bénéfice en huit ans et assuré une année complète sans délestages.
En revanche, les progrès demeurent plus limités au sein de Transnet. S&P relève que l’entreprise publique chargée du transport et de la logistique continue d’accumuler des pertes et reste fortement dépendante des garanties financières accordées par l’État.
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