Le Mali organisera du 26 novembre au 5 décembre la première édition de son Marché national de l’art contemporain. Adossée aux Rencontres de Bamako, la manifestation veut rapprocher artistes, galéristes et collectionneurs tout en développant la vente d’œuvres maliennes.
Le gouvernement malien a confirmé vendredi l’organisation de la première édition du Marché national de l’art contemporain, prévue du 26 novembre au 5 décembre au Palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ, à Bamako.
Placée sous le thème « L’Art : arme de résilience des peuples de l’AES », la manifestation réunira artistes, galéristes, collectionneurs, professionnels de la culture, partenaires et public autour d’expositions, de rencontres professionnelles et d’échanges consacrés aux arts contemporains.
L’initiative entend donner davantage de visibilité aux créateurs maliens et structurer les circuits reliant la création, l’exposition, l’acquisition et la vente des œuvres. Elle s’inscrit également dans la volonté des autorités de développer les industries culturelles et créatives.
Un appel à œuvres a été ouvert le 7 septembre par la Direction nationale de l’action culturelle aux artistes visuels établis dans toutes les régions du Mali. Les candidatures seront reçues jusqu’au 10 octobre à 17 heures GMT.
Peinture, dessin, gravure, sculpture, photographie contemporaine, vidéo, arts numériques, création multimédia et design artistique figurent parmi les disciplines retenues. Chaque candidat peut présenter trois œuvres au maximum.
Les créations proposées doivent être originales, avoir été réalisées entre 2020 et 2026 et rester disponibles pour une exposition ou une vente. Le dossier de candidature doit notamment indiquer les caractéristiques techniques et le prix proposé pour chaque œuvre. Un comité sera chargé de la sélection.
Dans le sillage de la Biennale
Le Marché se tiendra parallèlement à la 15e édition des Rencontres de Bamako, Biennale africaine de la photographie, programmée du 26 novembre 2026 au 26 janvier 2027.
Créées en 1994, les Rencontres de Bamako sont devenues l’un des principaux rendez-vous internationaux consacrés à la photographie et à la création visuelle africaines. Expositions, projections, conférences, formations et rencontres professionnelles sont annoncées autour du thème « Refabulation(s) ».
La sélection officielle de cette 15e édition rassemble 49 artistes issus de 26 pays, dont 25 femmes, selon le ministère malien de la Culture. Elle est ouverte aux artistes du continent, de la diaspora et aux créateurs afrodescendants, sous la direction curatoriale d’Armelle Dakouo.
Réservé aux artistes maliens, le nouveau Marché complète cette ouverture internationale par un dispositif centré sur la commercialisation des œuvres nationales. L’exigence d’un prix indicatif dans les dossiers marque sa vocation économique, parallèlement aux objectifs de visibilité et de professionnalisation.
Les prochaines précisions sont attendues sur le nombre d’artistes retenus, le budget de la manifestation, les modalités des transactions et les objectifs de vente. Les deux événements se dérouleront simultanément pendant dix jours, offrant aux créateurs maliens une fenêtre sur les réseaux professionnels et les publics mobilisés par la Biennale.
MD/te/Sf/APA





