Le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI, opposition) monte au créneau. La formation politique de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo exige « l’arrêt immédiat, total et sans condition des procédures politiques engagées contre Justin Katinan Koné », son 4e vice-président.
Cette ferme déclaration a été lue par Léon Emmanuel Monnet, président exécutif du parti, qui s’est présenté entouré des figures majeures Hubert Oulaye et Assoa Adou. L’opposant Justin Katinan Koné fait face à des poursuites judiciaires suite à des déclarations jugées offensantes par le RHDP, le parti au pouvoir.
Pour le PPA-CI, cette affaire relève d’une intimidation purement politique. Le parti soutient fermement que « dire la vérité des faits et défendre le patrimoine national ne constitue pas un délit, mais un droit constitutionnel et un devoir citoyen ».
La direction du parti dénonce ouvertement ce qu’elle qualifie de « traquenard judiciaire tendu par le gouvernement ». Selon le PPA-CI, le motif officiel évoqué par la justice porterait sur une prétendue affaire de « trouble à l’ordre public » en lien avec l’élection présidentielle d’octobre 2025.
Au sortir du Conseil des ministres du mercredi 9 septembre 2026, le porte-parole du gouvernement affirmait que la procédure en cours restait une affaire exclusive entre deux formations politiques, à savoir le RHDP et le PPA-CI, déchargeant ainsi la responsabilité directe de l’exécutif.
Justin Katinan Koné a été officiellement convoqué le mercredi 9 septembre 2026 à 10 heures au Service des enquêtes générales de la préfecture de police d’Abidjan. Cette convocation fait suite directe à son intervention du jeudi 3 septembre, au siège du parti à Cocody.
Dans le cadre de la 52e Tribune du PPA-CI, Katinan Koné s’était exprimé sans détours sous un intitulé frontal : « Orpaillage en Côte d’Ivoire : de la clandestinité à l’illégalité, la responsabilité exclusive du RHDP ».
Il y avait qualifié le parti présidentiel de parrain de l’orpaillage illégal, une économie selon lui née sous l’ancienne rébellion et florissante à l’ombre du pouvoir depuis 2011, tout en dressant un tableau sombre mêlant drogue et blanchiment d’argent.
Face à ce qu’il qualifie de dérive autoritaire, le parti de Laurent Gbagbo promet de faire bloc pour faire respecter la liberté d’expression de ses cadres. Pour le PPA-CI, il s’agit d’un harcèlement politique.
AP/APA





