Une nouvelle étape vient d’être franchie dans la mise en œuvre de la stratégie énergétique du Sénégal. Le Ministre de l’Énergie et du Pétrole, Dr El Hadji Abdourahmane Diouf, a présidé, ce jeudi à Gandon, dans la région de Saint-Louis, la cérémonie officielle de pose de la première canalisation du segment Nord du Réseau gazier du Sénégal (RGS).
La 1ère canalisation du segment Nord du RGs, longue d’environ 85 kilomètres, a été officiellement inaugurée jeudi à Gandon. Appelé à jouer un rôle majeur dans le développement du système énergétique national, à terme, il pourra assurer le transport de jusqu’à 300 millions de pieds cubes de gaz par jour, en reliant progressivement les ressources gazières offshore aux principales centrales électriques ainsi qu’aux pôles industriels du pays.
Le lancement de ce chantier s’inscrit dans la volonté des autorités de renforcer les infrastructures nécessaires à la transformation du secteur énergétique. Le Réseau gazier du Sénégal doit notamment accompagner la mise en œuvre de la stratégie Gas-to-Power, qui vise à accroître l’utilisation du gaz dans la production d’électricité.
À travers cette infrastructure, l’État entend également améliorer la sécurité et la régularité de l’approvisionnement énergétique, tout en réduisant progressivement le recours aux combustibles importés. La disponibilité d’une énergie plus accessible et plus compétitive doit, par ailleurs, contribuer à soutenir l’activité industrielle et la compétitivité de l’économie sénégalaise.
Une infrastructure au cœur de l’Agenda Sénégal 2050
Le développement du réseau gazier constitue ainsi l’un des leviers de la transformation économique et industrielle portée par l’Agenda Sénégal 2050. En facilitant l’acheminement du gaz vers les sites de production d’électricité et les zones industrielles, le RGS doit contribuer à créer les conditions d’un système énergétique davantage intégré et adapté aux ambitions de développement du pays.
Lors de la cérémonie, le Ministre de l’Énergie et du Pétrole a insisté sur la nécessité de faire de la réalisation de cette infrastructure un chantier exemplaire, aussi bien sur le plan technique que sur celui des exigences environnementales et sociales.
La qualité des ouvrages, la sécurité des opérations, la préservation de l’environnement et la prise en compte du contenu local figurent parmi les priorités mises en avant. Les autorités souhaitent également que les populations et les territoires concernés puissent bénéficier directement des retombées liées à la réalisation et à l’exploitation de cette infrastructure.
Un pas vers la souveraineté énergétique
Au-delà de sa dimension technique, le lancement du segment Nord du RGS traduit l’ambition du Sénégal de mieux valoriser ses ressources gazières au profit de son développement. Le raccordement progressif des ressources offshore aux infrastructures nationales doit permettre de consolider le lien entre production gazière, électricité et industrialisation.
Avec la pose de cette première canalisation à Gandon, le Sénégal engage ainsi concrètement la construction d’un réseau appelé à devenir une pièce maîtresse de son système énergétique.
De Saint-Louis aux pôles industriels du pays, le Réseau gazier du Sénégal se présente désormais comme l’un des instruments majeurs de la transition vers une énergie plus sûre, plus compétitive et davantage au service de la transformation économique nationale.
TE/Sf/APA





