L’opération nationale de sécurisation Wibga II, menée durant 56 jours à travers le Burkina Faso, a permis l’interpellation de 1 798 personnes, la saisie d’importantes quantités d’armes, de drogues et de produits illicites, ainsi que le recouvrement de plus de 140 millions de FCFA d’amendes, selon un bilan présenté mercredi à Ouagadougou.
Conduite du 28 avril au 22 juin 2026, va l’opération Wibga II a mobilisé 36 810 agents des Forces de sécurité intérieure (FSI) dans les treize régions du pays, a indiqué le conseiller technique du ministre de la Sécurité, Sian Hatto, lors d’une conférence de presse.
Sur les 1 798 personnes interpellées, 625 ont été déférées devant les juridictions compétentes. Selon les autorités, elles sont présumées impliquées dans des affaires de terrorisme, de grand banditisme, de vol et d’autres infractions.
L’opération visait à renforcer la présence des FSI sur le territoire, à prévenir et réprimer les différentes formes de criminalité, à améliorer le renseignement opérationnel et à consolider la coopération entre les forces de sécurité et les populations.
Durant cette période, les unités engagées ont multiplié les patrouilles, les contrôles routiers, les vérifications d’identité, les fouilles, les opérations de bouclage et de ratissage, ainsi que les missions de sécurisation des axes routiers et des infrastructures sensibles.
Le bilan matériel fait état de la saisie de 7 076 engins à deux, trois et quatre roues, de 27 armes à feu, de 114 cartouches, de 207 bâtons d’explosifs, de 2 289,215 kilogrammes de drogues et stupéfiants, de 5,94 tonnes et 39 fûts de cyanure, de 1 543 cartons de produits phytosanitaires, ainsi que d’importantes quantités de carburant de contrebande.
Les Forces de sécurité intérieure ont également recouvré 140 millions 572 600 FCFA au titre des amendes forfaitaires.
Pour Sian Hatto, ces résultats illustrent « l’engagement, le professionnalisme et la détermination » des Forces de sécurité intérieure et reflètent l’efficacité du dispositif opérationnel, rendue possible grâce à une meilleure coordination des services et à la collaboration des populations.
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