L’Égypte a franchi, le 14 août 2025, une nouvelle étape dans la mise en œuvre de sa réforme du climat d’investissement avec la publication du décret n° 2025‑117 portant application de certaines dispositions de la loi n° 2025‑006 sur le Code des investissements. Ce texte vise à préciser les incitations, les garanties et les procédures pour les investisseurs nationaux et étrangers.
Le décret n° 2025‑117 portant application du code des investissements détaille les modalités d’octroi des avantages fiscaux et non fiscaux prévus par la loi, notamment les exonérations partielles ou totales d’impôts sur les sociétés, les réductions de droits de douane sur les équipements importés et les garanties de transfert des profits et des capitaux. Il définit également les secteurs prioritaires (industrie, énergies renouvelables, technologies de l’information, logistique, santé, éducation) qui bénéficient de régimes préférentiels.
Sur le plan administratif, le texte renforce le rôle de l’Autorité générale d’investissement (GAFI) comme guichet unique, en simplifiant les démarches d’enregistrement, d’obtention des approvals sectorielles et de délivrance des licences. L’objectif affiché est de réduire les délais, de limiter les interlocuteurs pour les investisseurs et de digitaliser les procédures, dans la continuité des réformes engagées avec le Fonds monétaire international et les partenaires financiers de l’Égypte.
Pour le gouvernement, ce décret est un signal fort adressé aux marchés, dans un contexte de pression sur la livre égyptienne, d’inflation élevée et de besoin accru de devises. En améliorant la lisibilité et la stabilité du cadre juridique, les autorités espèrent attirer davantage d’investissements directs étrangers (IDE), soutenir la création d’emplois et diversifier les sources de croissance au‑delà des recettes du canal de Suez, du tourisme et des hydrocarbures.
Les milieux économiques accueillent favorablement cette avancée, tout en restant attentifs à la mise en œuvre concrète : rapidité effective des guichets, cohérence entre les différentes administrations, stabilité des règles et lutte contre la corruption administrative seront déterminantes pour transformer ces dispositions en flux d’investissement réels. Les prochains mois permettront d’évaluer l’impact de ce nouveau cadre sur les projets annoncés et sur la confiance des investisseurs.
MK/AK/Sf/APA







