La Première dame du Gabon, Zita Oligui Nguema, a lancé lundi à Libreville un atelier régional consacré à l’autonomisation économique des jeunes femmes dans les filières agricoles durables.
Placé sous le thème « Femmes et champs d’avenir dans le Bassin du Congo », un atelier dédié aux femmes agricultrices et présidé par Mme Zita Oligui Nguema se déroule du 9 au 13 mars. Cette rencontre est organisée conjointement par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et la Fondation Ma Bannière.
Dans son allocution d’ouverture, la Première dame a expliqué que l’initiative vise à renforcer l’autonomisation économique des femmes du Bassin du Congo, tout en encourageant des réponses collectives aux défis communs auxquels les pays de la région sont confrontés. Elle a également souligné que les projets de développement durable doivent s’appuyer sur les territoires et sur la coopération entre États, afin de favoriser l’émergence d’initiatives économiques portées par les femmes et les jeunes.
S’adressant aux participantes, Zita Oligui Nguema a estimé que l’autonomisation des femmes et l’engagement de la jeunesse constituent des leviers essentiels pour le développement et la prospérité de la région.
Le ministre gabonais de l’Agriculture, Pacôme Kossy, a salué l’engagement des jeunes agripreneures, qu’il considère comme une génération capable d’apporter des solutions concrètes aux défis du secteur agricole.
De son côté, le représentant de l’OIF pour l’Afrique centrale, Alphonse Waguena, a rappelé que les femmes font encore face à plusieurs obstacles, notamment l’accès au financement, aux ressources productives et aux marchés.
Il a précisé que l’organisation agit pour réduire ces inégalités à travers plusieurs programmes, dont le fonds de solidarité « La Francophonie avec elles », destiné à soutenir l’entrepreneuriat féminin.
Les organisateurs ont également indiqué que le Projet 19, lancé en 2024 dans la région du Bassin du Congo, a déjà permis à près de 3 000 jeunes de développer des activités génératrices de revenus dans les filières agricoles durables.
Enfin, la présidente de la Fondation de l’Institut Agrobabe, Claudia Senghor, a rappelé que le Bassin du Congo dispose d’un important potentiel agricole, avec environ 60 % des terres arables du continent africain. Elle a encouragé les jeunes femmes présentes à transformer ce potentiel en opportunités économiques durables, estimant que leur engagement peut contribuer à renforcer la sécurité alimentaire et le développement agricole de la région.
RNK/te/Sf/APA







