Le ministre égyptien du Pétrole et des Ressources minérales, Karim Badawi, a annoncé mardi 26 août le démarrage imminent des travaux sur le puits Zohr 9 ainsi que le forage de deux nouveaux puits de développement durant l’année fiscale 2025-2026, marquant une nouvelle étape dans l’exploitation du plus grand gisement gazier de la Méditerranée.
Selon un communiqué officiel, la décision d’ouvrir de nouveaux forages s’inscrit dans le cadre de la troisième phase du projet Zohr, dont les estimations font état de près de 1 000 milliards de pieds cubes de gaz supplémentaires qui pourraient être ajoutés aux réserves existantes. Le ministre a rappelé que « le champ de Zohr fait partie intégrante de chaque foyer en Égypte, du fait de son rôle dans la sécurisation d’une large part des besoins locaux en gaz naturel ».
Au cours d’une réunion avec les dirigeants de Petrobel et Petroshorouk, deux sociétés opérant sur le site, Badawi a souligné les performances récentes : l’ajout de 65 millions de pieds cubes par jour grâce au puits Zohr 6 et un investissement annuel de 569 millions de dollars.
Découvert en 2015 par l’italien Eni, le champ Zohr constitue un pilier de la stratégie énergétique égyptienne. En mai 2025, Eni a annoncé un investissement supérieur à un milliard de dollars pour accélérer son développement, confirmant la place centrale de ce gisement dans l’approvisionnement du pays et dans ses ambitions d’exportation régionale.
Face à une demande domestique en hausse, Le Caire multiplie les initiatives pour renforcer sa sécurité énergétique. Début août, le ministère du Pétrole a signé un amendement contractuel permettant de prolonger et d’élargir les exportations de gaz issues du champ israélien Leviathan. Ces efforts visent à consolider la position de l’Égypte comme hub gazier en Méditerranée orientale, à la fois pour la consommation locale et pour l’approvisionnement des marchés internationaux.
MK/S/APA







