Dans un souci d’apaisement, la ministre Mariatou Kone a reçu 14 organisations ont choisi la voie de la négociation, alors qu’une dizaine d’autres syndicats issus du secteur éducation-formation, menacent d’observer un arrêt de travail sur toute l’étendue du territoire, les 3 et 4 avril 2025, au motif de réclamer une prime d’incitation.
Plusieurs syndicats non signataires du préavis de grève ont été reçus, ce mercredi par la ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, Mariatou Koné, à la salle de conférence de la direction des examens et concours (DECO).
Cette rencontre a été l’occasion pour la ministre de saluer l’esprit patriotique des syndicats non signataires du préavis de grève et leur volonté de préserver la voie du dialogue, à l’approche des examens à grand tirage.
« Ces syndicats non signataires du préavis de grève, qui, au-delà d’être de véritables patriotes, montrent à l’ensemble de l’opinion nationale et internationale qu’ils peuvent faire montre d’humanité et de professionnalisme avéré. Bien que tenant eux aussi à la prime d’incitation », a-t-elle dit.
La ministre Mariatou Koné a mis en avant les nombreux avantages obtenus sans grève, sous le leadership du chef de l’Etat Alassane Ouattara, citant entre autres, l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants, à travers le déblocage après 27 années d’attente des arriérés de salaire qui s’élevaient à 245 milliards de Fcfa.
Elle a relevé également l’augmentation de l’allocation familiale de 200%, ainsi que l’augmentation des primes de transport et de logement. De plus, le gouvernement a instauré une prime exceptionnelle de fin d’année appelée « prime Ado ».
« Tous ces acquis ont été voulus par le président de la République pour les fonctionnaires, dont les enseignants, parce qu’il est conscient du rôle important que jouent les enseignants dans le développement économique et le rayonnement de notre pays », a-t-elle indiqué.
Mariatou Koné a insisté que tous ces avantages ont été « obtenus sans grève, d’où l’insistance à privilégier le dialogue, et la nécessité de prioriser le droit à l’éducation et de placer l’avenir des enfants au centre des préoccupations ».
Cette menace de grève a lieu à l’approche des examens à grands tirages et dans le contexte de l’évaluation internationale du PASEC. Elle a martelé que « l’école est au-dessus des intérêts particuliers et partisans », appelant à l’unité et à la responsabilité dans ce contexte crucial.
« Nous avons choisi cette voie parce que nous faisons confiance au Chef de l’État et au processus en cours », a déclaré M. Ekoune Kouassi, le secrétaire général de SYNECCI, qui a pris la parole au nom des syndicats non signataires du préavis de grève.
Il a rappelé qu’un Comité d’experts a été mis en place par le conseil consultatif de la Fonction publique pour examiner la question de la prime. Selon lui, 14 syndicats ont choisi la voie de la négociation, plutôt que celle qui prive des milliers d’enfants de leur droit fondamental à l’éducation.
Appelant toute la communauté de la chaîne éducative au bon déroulement des cours sur l’ensemble du territoire national, la ministre Mariatou Koné a insisté sur la notion de responsabilité. Elle a assuré que les mesures nécessaires sont prises pour garantir la sécurité des enseignants et des élèves.
« Le gouvernement prendra toutes les mesures nécessaires pour respecter vos droits et garantir la sécurité de tous, y compris celle des élèves », a-t-elle poursuivi. Une grève continue des enseignants pourrait perturber le calendrier des évaluations scolaires.
AP/Sf/APA







