La police de Maiduguri, dans l’État de Borno, a confirmé lundi que 23 personnes ont été tuées et 108 autres blessées lors d’explosions attribuées à des engins explosifs improvisés (EEI), mettant fin à une année de calme relatif dans la capitale de l’État.
Selon le porte-parole de la police de Maiduguri, Nahum Kenneth-Daso, les explosions, probablement des attentats-suicides, ont frappé le marché du lundi, l’entrée de l’hôpital universitaire de Maiduguri (UMTH) et le pont de la poste aux alentours de 19h24 le 16 mars 2026.
Une équipe conjointe de police, militaires et forces de sécurité a été rapidement déployée pour sécuriser les zones touchées, boucler les lieux et permettre l’inspection par l’unité de déminage (EOD) de Maiduguri afin d’écarter toute menace supplémentaire.
Le commissaire de police, Naziru Abdulmajid, s’est rendu sur place pour évaluer la situation, présenter ses condoléances aux familles des victimes et réaffirmer l’engagement des forces de sécurité à protéger vies et biens. Les blessés ont été pris en charge par l’Agence nationale de gestion des urgences (NEMA) et l’Agence de gestion des urgences de l’État (SEMA).
Le gouverneur de Borno, le professeur Babagana Zulum, a qualifié ces attaques de « barbares », rappelant que leur recrudescence pourrait être liée aux opérations militaires en cours dans la forêt de Sambisa, un bastion djihadiste.
Ces incidents interviennent dans un contexte d’intensification des attaques par Boko Haram et le groupe État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP) dans le nord-est du Nigéria.
GIK/fss/te/Sf/APA







