Le Togo entend faire de la préservation de ses écosystèmes un levier de développement économique et social, en misant notamment sur l’écotourisme pour valoriser ses aires protégées tout en améliorant les conditions de vie des communautés riveraines.
Dans une dynamique de renforcement de l’écotourisme, le Togo s’appuie sur un cadre environnemental renforcé destiné à mieux encadrer la gestion des ressources naturelles et la conservation des espaces sensibles. Les forêts, parcs nationaux, réserves de faune et écosystèmes côtiers font ainsi l’objet d’une attention accrue, avec un accent particulier sur la surveillance et la protection de la biodiversité, écrit le gouvernement togolais sur son site Internet.
Cette politique ouvre des perspectives pour le développement d’un tourisme davantage respectueux de l’environnement et bénéficiant directement aux populations locales.
Des sites naturels à valoriser
Les mangroves du littoral, le parc national de Fazao-Malfakassa, la réserve de faune d’Abdoulaye, le parc de Djamdè, le complexe de Togodo, ou encore la forêt classée de Missahoé figurent parmi les principaux espaces naturels susceptibles de soutenir cette stratégie.
Leur valorisation touristique, dans le respect des impératifs de conservation, pourrait permettre au Togo de renforcer son attractivité auprès des visiteurs à la recherche d’expériences liées à la nature et à la biodiversité.
Au-delà de l’activité touristique, l’écotourisme est présenté comme une source potentielle de revenus et d’emplois pour les communautés. Les jeunes pourraient notamment bénéficier d’opportunités dans les métiers de guide, d’accueil, de restauration, d’hébergement, d’artisanat ou encore dans les services numériques liés au tourisme.
Des retombées pour les communautés
L’enjeu consiste également à faire en sorte qu’une partie des revenus générés par les activités écotouristiques contribue au développement local. La réalisation ou la réhabilitation d’infrastructures communautaires, notamment des écoles et des centres de santé, pourrait ainsi renforcer l’adhésion des populations à la protection des espaces naturels.
Cette approche doit favoriser une gestion plus participative des ressources forestières et des aires protégées, en faisant des communautés des acteurs à part entière de la conservation.
Les campagnes de sensibilisation auprès des populations et des visiteurs constituent, dans ce contexte, un autre volet essentiel. Elles visent à promouvoir des comportements responsables, notamment en matière de gestion des déchets et de protection des habitats naturels.
Un levier de développement durable
En intégrant l’écotourisme à sa stratégie de développement durable, le Togo cherche ainsi à concilier conservation de la biodiversité, création d’activités économiques et amélioration du bien-être des populations.
Cette orientation pourrait également favoriser de nouveaux partenariats régionaux et internationaux et attirer des investissements dans des projets touristiques respectueux de l’environnement.
Pour le pays, la protection des aires naturelles ne constitue donc plus seulement un impératif écologique. Elle se présente aussi comme un levier de développement communautaire, d’attractivité touristique et de rayonnement international.
TE/Sf/APA







