L’Algérie a annoncé samedi avoir installé une cellule de crise pour suivre la situation de ses ressortissants se trouvant au Moyen-Orient à la suite de l’éclatement de la guerre contre l’Iran.
Dans une réaction officielle diffusée dans la soirée, Alger a appelé à la « retenue » et au « sens des responsabilités » en vue d’épargner à l’ensemble de la région du Golfe un surcroît d’insécurité et d’instabilité, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.
« Suite aux instructions des plus hautes autorités du pays », le secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé de la communauté nationale à l’étranger, Sofiane Chaib, a supervisé l’installation d’une cellule de crise au sein du même ministère afin de « suivre la situation de nos ressortissants face à la dangereuse escalade militaire et aux développements au Moyen-Orient », a indiqué le ministère algérien dans un premier communiqué, relayé par des médias locaux.
Cette cellule est chargée de suivre la situation des citoyens et membres de la communauté algérienne résidant ou se trouvant dans les pays touchés, et ce en « coordination avec nos missions diplomatiques et consulaires dans la région, qui sont mobilisées pour apporter tout le soutien et l’assistance nécessaires », selon la même source.
Le ministère des Affaires étrangères demande aux ressortissants algériens présents dans cette région de « faire preuve de la plus grande prudence » et de « rester en contact permanent avec nos missions diplomatiques et consulaires afin de suivre l’évolution de la situation ».
Dans une réaction officielle diffusée samedi soir, le régime d’Alger affirme avoir espéré que les pourparlers américano-iraniens tenus ces derniers jours au sultanat d’Oman débouchent sur une conclusion «pacifique». Dans un second communiqué, le ministère algérien des Affaires étrangères précise qu’il est «profondément regrettable» que l’échec de ce dialogue ait mené à une «escalade militaire aux conséquences imprévisibles».
Apres avoir exprimé ses profonds regrets, Alger se dit profondément préoccupé quant à la suite des événements, et affirme craindre un regain d’«instabilité et d’insécurité» dans toute la région du Golfe. Aucune mention n’a été toutefois faite dans le communiqué aux tirs de missiles par Téhéran contre des Etats arabes.
AK/Sf/APA







