Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a lancé mardi un avertissement solennel contre le risque de nouvelles atrocités massives au Kordofan du Sud, après avoir effectué une mission de cinq jours au Soudan.
Selon le Haut-Commissariat, les villes de Kadugli et Dilling, stratégiquement importantes, sont désormais au cœur des inquiétudes. Alors que les Forces de soutien rapide (FSR) et leurs alliés se trouveraient à environ 20 kilomètres de Kadugli, ville assiégée où une situation de famine a été confirmée.
Plus de 25 000 personnes ont été déplacées dans l’ensemble du Kordofan du Sud depuis fin octobre, période marquée par l’intensification des affrontements entre paramilitaires et armée régulière. La situation militaire s’accompagne de bombardements, frappes aériennes et combats exposant directement les populations civiles, indique le document parvenu ce mardi à APA.
M. Türk, qui s’est entretenu dimanche avec une délégation des FSR, a exhorté toutes les parties à empêcher que les crimes documentés lors de la chute d’El Fasher fin octobre ne se reproduisent. Il a réclamé des garanties immédiates de passage sûr pour les civils fuyant les zones de combat et appelé à les protéger contre les exécutions sommaires, violences sexuelles, détentions arbitraires et enlèvements.
La porte-parole du Haut-Commissariat, Ravina Shamdasani, a souligné que les responsables de violations devaient être traduits en justice, quelle que soit leur affiliation. Ces préoccupations font écho au rapport de la Cour pénale internationale présenté lundi au Conseil de sécurité, qui a établi que des crimes de guerre et crimes contre l’humanité avaient été commis autour d’El Fasher, conclut la note.
ARD/Sf/APA







