Le diplomate marocain aux Nations Unies Omar Hilale a affirmé que les populations des camps de Tindouf ne sont aucunement « des personnes déplacées de force », comme l’a avancé le représentant algérien, mais plutôt des populations séquestrées contre leur gré depuis un demi-siècle, privées de leurs droits les plus élémentaires par l’Algérie.
L’ambassadeur du Maroc auprès des Nations Unies, Omar Hilale, a adressé une lettre officielle au président et aux membres du Conseil de sécurité, rejetant catégoriquement les accusations formulées par son homologue algérien, Amar Bendjama, concernant la situation au Sahara marocain.
Lors d’un récent briefing à New York, M. Hilale a exprimé « le profond regret du Royaume du Maroc » face aux déclarations jugées « tendancieuses et infondées » du représentant permanent de l’Algérie. Il a dénoncé une tentative délibérée de déformer la réalité sur les populations vivant dans les camps de Tindouf, en territoire algérien. Selon M. Hilale, ces populations ne sont pas des personnes déplacées de leur plein gré, mais bien des séquestrés, privés de leurs droits fondamentaux, en particulier celui de retourner librement dans leur pays d’origine, le Maroc, ou de choisir une installation dans d’autres territoires.
Dans sa correspondance, l’ambassadeur marocain a rappelé que le Sahara est « une partie intégrante et indivisible du territoire national », en vertu notamment des Accords de Madrid de 1975, par lesquels l’ancienne puissance coloniale, l’Espagne, a transféré l’administration du territoire au Maroc. Il a également insisté sur le large appui international dont bénéficie l’Initiative marocaine d’autonomie, saluée par de nombreux États membres des Nations Unies comme une solution sérieuse, crédible et réaliste au différend régional.
Ce nouvel échange intervient dans un contexte où le Conseil de sécurité s’apprête à examiner la situation au Sahara dans le cadre de ses consultations régulières. Plusieurs voix au sein de l’instance onusienne appellent à une approche pragmatique fondée sur la recherche d’une solution politique durable, s’alignant sur l’esprit de compromis prôné par les Nations Unies.
Le Maroc, soutenu par de nombreuses capitales influentes, notamment Washington, Paris et Madrid, considère son plan d’autonomie comme l’unique voie pour parvenir à un règlement définitif, tandis que l’Algérie est régulièrement accusée de maintenir un statu quo au profit du groupe séparatiste du Polisario, qu’elle appuie diplomatiquement, financièrement et militairement.
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